Annoncé par la présidence de la République en février, l’apurement de la dette intérieure de l’Etat pourrait en réalité n’être qu’une nouvelle promesse irréaliste des autorités gabonaises, qui risquent de se voir privées du soutien du Fonds monétaire international (FMI) pour le financement du Plan de relance économique (PRE).

L’apurement de la dette intérieure de l’Etat annoncé pour février dernier par la présidence de la République ne pourrait être en réalité qu’une promesse irréalisable © D.R.

 

Applaudie par les populations et davantage par les 177 entreprises signataires du Club de Libreville, l’apurement de la dette intérieure de l’Etat annoncé pour février dernier par la présidence de la République ne pourrait être en réalité qu’une promesse irréalisable…une de plus. Le site Directinfosgabon.com croit savoir, par l’entremise de «sources proches du dossier», que l’annonce des autorités gabonaises a été précipitée, sans véritable concertation avec leurs partenaires financiers internationaux.

La mise en place du Club de Libreville dans le cadre de cet apurement ne ferait pas partie des raisons ayant convaincu l’institution financière d’approuver un accord triennal au profit du pays le 19 juin 2017, d’un montant global de 642 millions de dollars (plus de 340 milliards de francs CFA). Le FMI désapprouverait simplement.

Pis, à notre confrère, une source informée des tractations entreprises actuellement par des membres du gouvernement gabonais pour faire approuver leur démarche précise que le maintien de ce club et de la promesse des autorités, pourrait conduire jusqu’à l’interruption de l’appui budgétaire offert par le FMI ainsi que par d’autres bailleurs de fonds au Gabon. Rien moins que ça. Depuis, silence au bord de mer et crainte à l’immeuble Arambo. Au Budget, on n’est pas plus bavard. Il faut dire que la menace du FMI, si elle venait à s’appliquer, compromettrait fortement les chances de réussite de la relance de l’économie gabonaise initiée par le gouvernement depuis plusieurs mois.

Les nouvelles ne sont donc toujours pas rassurantes pour les chefs d’entreprises nationales créancières de l’Etat, qui attendaient pour le mois de février le versement d’une première tranche de 160 milliards de francs CFA dans le cadre de l’apurement de la dette intérieure de l’Etat. Leur patience sera une nouvelle fois requise.