Face à l’imbroglio entourant les négociations autour de ses revendications avec le gouvernement, la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa) a annoncé, le 17 mai 2018, une grève d’avertissement de 48 heures.

Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas et ses collègues pourraient entrer en grève dans les prochaines 48 heures si le gouvernement ne réagit pas. © D.R.

 

48 heures, c’est temps que mettra la nouvelle grève d’avertissement qu’engage, le 22 mai prochain, la Fesyrefaa pour attirer l’attention du gouvernement sur son dossier. Cette posture est consécutive à l’Assemblée générale organisée par ce syndicat, le 17 mai, à Arambo, siège du ministère de l’Economie.

Après quelques mois d’accalmie, le ton monte donc à nouveau au sein des régies financières. La grogne devrait s’accentuer dans les prochains jours si le gouvernement ne réagit pas, notamment pour une reprise des négociations.

Du fait de la lenteur du traitement de leur dossier, les syndiqués de la Fesyrefaa estiment que le gouvernement fait dans le pourrissement et n’a véritablement pas à cœur  de  régler les problèmes posés. Or, précisent les syndicalistes, de trois mois fixés pour trouver une issue à la crise, l’on en serait à plus de sept. D’autre part, estiment-ils, cela ressemble à un stratagème destiné à les décourager. Aussi, cette grève a-t-elle pour but de regimber contre ce qu’ils qualifient d’inertie et de mauvaise foi du gouvernement que rechigne à garantir la pérennité de la Prime de performance budgétaire (PPB). Raison pour laquelle le porte-parole de la Fesyrefaa, Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas a indiqué que «les négociations entamées depuis longtemps avec le gouvernement ne semblent aboutir à rien» et que ce dernier fait trainer les choses pour les avoir à l’usure.

«Pour tout, cela et plus encore, a-t-il indiqué, nous appelons à une grève générale d’avertissement de deux jours. Si dans les 48 heures, nous n’avons pas le décret ou le projet de décret qui garantira la sécurité de notre prime, c’est un appel général à manifester publiquement qui sera par la suite lancé».

Depuis des lustres, la centrale syndicale liste notamment, dans son cahier de charges, la mise en place d’un cadre juridique ne pouvant être modifié par les ministres se succédant à la tête des différents départements ministériels concernés, la publication des modalités de gestion des primes dont elle demand également à connaître les clés de répartition, et le mode opératoire de leur distribution.

En attendant, ce syndicat espère un décret présidentiel qui rendrait obligatoire leurs primes. Belle entrée en matière donc pour le nouveau ministre de l’Economie, Jean Marie Ogandaga, qui devra ferrailler face à ce puissant syndicat qui lui prévoit déjà un sommeil trouble.