Après une grève d’avertissement de 48 heures, observée du 22 au 24 mai dernier, sans réaction du gouvernement, les syndicats des régies financières, réunis en Assemblée générale, le 24 mai 2018 à Libreville, sont finalement entrés en grève générale illimitée.

Banderole de la Fesyrefaa annonçant la grève. © D.R.

 

Mettant à exécution ses menaces, la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa) est de nouveau passée à la méthode forte, le 24 mai dernier, en entrant en grève générale illimitée.

Ce revirement de situation, alourdissant davantage le climat social déjà délétère, est la résultante d’une conjonction de faits. Face à l’interruption unilatérale des négociations et le mutisme du gouvernement depuis plusieurs mois, les syndicalistes ont prévenu d’une nouvelle crise. Le 17 mai, ils ont annoncé une grève de 48 heures, le temps d’avertir et d’attirer l’attention du gouvernement quant à son dossier. Rien n’y a fait. L’administration n’a pas réagi et c’est inéluctablement que les agents syndiqués des régies financières ont replongé dans la spirale de la grève.

Ils revendiquent notamment l’application des textes juridiques garantissant la sécurisation de leurs primes, l’harmonisation des primes, l’audit des effectifs, le tout dans un cadre juridique décrété et signé par le président de la République.

A l’unanimité, les membres de la Fesyrefaa ont opté pour une grève générale illimitée, assortie d’un service minimum entre 7 heures et 10 heures. Se refusant d’être des trouble-fêtes, le premier vice-président de cette centrale syndicale, Wilfried-Erisco Mvou Ossialas a expliqué que cette décision fait suite au refus de leur ministère de coopérer et donc de revenir ou d’ouvrir la négociation.

«Nous espérions être reçus par notre tutelle après le déclenchement de la grève d’avertissement. Mais personne n’a daigné nous écrire et accuser réception des courriers adressés aux différents secrétaires généraux et au ministre. Ils nous ont servi le mépris à la place de ce pourquoi nous sommes rentrés en grève», a expliqué Wilfried Erisco Mvou Ossialas.

Selon plusieurs sources, des villes de l’intérieur du pays seraient déjà touchées par cette nouvelle grève dont l’on ignore l’issue et ses dégâts sur le tissu économique national.