Entrés en grève le 24 mai pour dénoncer la non-prise en compte par le gouvernement de leurs doléances, les syndicats des régies financières ont annoncé la suspension de leur mouvement pendant un mois, pour permettre au gouvernement de trouver des solutions à leurs préoccupations.

Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas, le porte-parole de la Fesyrefaa. © D.R.

 

Après une quinzaine de jours de grève générale illimitée, la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa) se ravise. Lors de l’Assemblée générale du 9 juin, les membres de cette intersyndicale ont opté pour un arrêt la temporaire de leur mouvement. Ils l’ont suspendu pour un délai d’un mois afin de permettre au gouvernement de trouver des solutions à leurs revendications.

Le porte-parole de la Fesyrefaa, Wilfried-Erisco Mvou-Ossialas, a brandi à ses compagnons la bonne foi du ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga. «Le ministre d’Etat a été attentif à notre doléance et il nous a fait la demande pour que nous puissions suspendre le mouvement de grève et que nous puissions retourner à la table des négociations. Les négociations butaient sur le fait que certaines administrations rechignaient à pouvoir lancer l’audit des effectifs», a expliqué le porte-parole.

Les fonctionnaires des Douanes, Impôts, Hydrocarbures, Trésor, Dette, Economie ont donc décidé d’accepter le principe de l’audit des effectifs. «Nous devons savoir qui on paie. Est-ce que tous ceux qui disent qu’ils sont aux régies sont effectivement aux régies où il y a des personnes qui émargent aux régies alors qu’elles travaillent ailleurs ?», a déclaré Mvou-Ossialas.

Les agents des régies financières revendiquent notamment l’application des textes juridiques garantissant la sécurisation de leurs primes, l’harmonisation des primes, l’audit des effectifs, le tout dans un cadre juridique signé par le président de la République. «C’est simplement le cadre juridique qui garantit la pérennité et la sécurité de nos primes. Le décret va pouvoir nous sécuriser pour dire que dans ce qui entre dans les caisses de l’Etat, voici ce qui est reconnu comme revenant aux caisses à ceux qui travaillent pour faire rentrer cet argent», a précisé le Vice-président de la Fesyrefaa.

Ces grèves, menées depuis pratiquement deux ans, font perdre à l’Etat, selon les chiffres du ministère de l’Economie, au moins un milliard de francs CFA par jour. Une vraie perte pour l’Economie nationale.