Pour ses efforts dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’Aéroport de Libreville (ADL) a récemment été certifié niveau 2 du programme Airport carbon accreditation (ACA).

Des représentants de la direction générale d’ADL réceptionnant la certification. © D.R.

Des représentants de la direction générale d’ADL réceptionnant la certification. © D.R.

 

Avec l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan (Côte d’Ivoire), l’Aéroport de Libreville (ADL) compte désormais parmi les rares aéroports africains certifiés niveau 2 du programme Airport carbon accreditation (ACA). Le certificat délivré par l’Airport council international (ACI), qui encourage les exploitants aéroportuaires à «améliorer (leur) handicap carbone», a été réceptionné le 19 octobre dernier à Maputo (Mozambique) par les responsables de l’ADL.

«Cette accréditation a été obtenue grâce aux efforts du personnel d’ADL, ayant permis, directement ou indirectement, de suivre et réduire nos consommations en électricité et en carburant», a déclaré, non sans fierté, le chef de service marketing et communication. Pour les responsables de l’ADL, un an après avoir rejoint le programme ACA et accrédité au niveau 1 en octobre 2015, cette accréditation implique que davantage d’efforts soient faits pour faire de l’aéroport international Léon-Mba un des plus propres du continent. «Après avoir apporté la preuve d’une nette réduction d’émissions de CO2 comparé à 2014, soit -153 tonnes, nous poursuivrons la démarche pour atteindre les niveaux 3 ou 3+», a annoncé l’ADL, dont les sources d’émission d’effet de CO2 sont principalement les carburants (4%) et l’achat d’électricité (96%). Depuis ces derniers mois, un ensemble de travaux sont en cours. L’ADL envisage de réduire de 10% d’ici la fin de l’année 2018 ses émissions de gaz à effet de serre.

Le programme ACA, mis en place par l’ACI, encourage les aéroports à mettre en place des bonnes pratiques dans la gestion de leur énergie. Les aéroports sont amenés à mesurer leurs émissions de CO2 et à les faire valider par un tiers indépendant. La certification est progressive et comprend 4 niveaux avec des objectifs très stricts, entre autres en termes de facteurs d’émission et de périmètre d’étude. Les niveaux 1 et 2 prennent en compte les émissions de gaz à effet de serre sous contrôle direct tandis qu’à partir du niveau 3, l’exploitant d’aéroport doit intégrer les émissions des tiers (assistants en escale, entreprise de catering, de refueling, etc.)