Dès le 1er janvier 2018, les clients de Canal+ au Gabon seront soumis à une nouvelle taxe : la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac). Les prix des bouquets devraient grimper.

La Rac entrera en vigueur dès le 1er janvier 2018. © LEMAIRE/ZEPPELIN/SIPA

 

Ces dernières semaines, les abonnés de Canal+ au Gabon avaient déjà vu les tarifs des différents bouquets augmenter. De 18 000 francs par mois, le bouquet Evasion+, par exemple, était passé à 20 000 francs. L’opérateur n’avait pas justifié ce nouveau tarif. Pourtant, dans moins d’une semaine, les abonnés devraient encore trinquer. Dès le 1er janvier 2018, ils devront débourser 500 francs de plus chaque mois «pour tout acte d’abonnement et de réabonnement» aux différents bouquets. L’annonce a été faite, par la filiale gabonaise du Groupe Canal+.

Cette nouvelle augmentation, justifie Canal+ Gabon, est relative à la taxe instituée, il y a quelques mois, par les autorités gabonaises : la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac). Une idée du ministère de la Communication, évoquée pour la première fois en mars 2015 à l’occasion du conseil d’administration du Groupe Gabon Télévisions. Depuis, le projet a été inscrit dans le nouveau Code de la communication. La Rac vise un but : financer les services et les entreprises publiques de communication audiovisuelle et cinématographique, tels que le Groupe Gabon Télévisions et l’Institut gabonais de l’image et du son (Igis).

Comme les abonnés de Canal+ (et de Satcon ou de TNT Africa), les opérateurs du secteur privé de la communication audiovisuelle, écrite et numérique (les médias) sont également astreints au paiement de la Rac. Cette nouvelle redevance sera recouvrée par les services de la direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDDI). Espérons dès lors que l’argent qui en sera issu servira véritablement à l’amélioration des conditions de travail au sein des structures publiques ainsi qu’à l’amélioration des services offerts aux usagers.