Les agents des administrations financières du pays réfléchissent, du 4 au 5 janvier courant, sur les opportunités du recyclage de la dette intérieur de l’État à travers le mécanisme de la titrisation de la créance.

Le ministre délégué en charge de l’Économie, Pascal Houangni Ambourouet, au cours de son exposé, le 4 janvier 2017. © Gabonreview

 

Le ministre délégué en charge de l’Économie, Pascal Houangni Ambourouet a lancé le 4 janvier dernier le séminaire de formation sur la titrisation de la dette publique. Cette rencontre d’échanges initiée à l’endroit des agents l’administration publique de finances et de l’économie, prévue sur 48 heures, devra faciliter à terme la compréhension et l’implémentation de ce mécanisme financier.

Celui-ci consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers, en transformant ces créances en titres financiers émis sur le marché des capitaux.

Les participants au séminaire de formation sur la titrisation de la dette publique. © Gabonreview

«Cette formation a pour objectif, de présenter les nouveaux mécanismes que l’État met en place pour répondre rapidement à la problématique de sa dette vis-à-vis des petites et moyennes entreprises, au moment, où le Gabon subit de plein fouet, à l’instar des autres pays producteurs de pétrole, la chute du cours du baril», a lancé le ministre délégué en charge de l’Économie.

«Grâce à ce mécanisme, l’État va restaurer sa confiance vis-à-vis des opérateurs économiques, et pourra financer l’économie et redresser les finances publiques sans avoir recours à l’endettement», a assuré Pascal Houangni Ambourouet.

Au cours de ces deux journées de formation, les participants seront entretenus sur les thèmes de la «bourse et son environnement», pour mieux faire comprendre le marché boursier et ses instruments négociables et «la titrisation de la dette publique», à travers ses avantages et inconvénients.

Selon Pascal Houangni Ambourouet, des mesures seront prises afin d’utiliser à bon escient cet outil pour recycler stratégiquement la  dette publique du pays située entre 300 et 400 milliards de francs.

«Nous allons définir le périmètre et capitaliser ce qui n’a pas  été bien fait il y a quelques années. Aujourd’hui, on n’invente pas la roue. On circonscrit cette dette et en fonction de cela nous allons pouvoir déployer cette titrisation sans régression aucune», a-t-il conclu.

La titrisation est une technique financière consistant classiquement à transférer à des investisseurs, des actifs financiers tels que des créances (par exemple des factures émises non soldées, ou des prêts en cours), en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux.