Au sujet de la «réconciliation nationale» proposée par Louis Gaston Mayila et ses compagnons, Guy Nzouba Ndama, bien que reconnaissant le bien-fondé de l’appel, doute que l’opposition parvienne à ses fins avant les prochaines législatives.

Guy Nzouba Ndama, doute que l’opposition parvienne à ses fins avant les prochaines législatives. © Gabonreview

 

La «réconciliation nationale», telle que proposée au début du mois courant par Louis Gaston Mayila et ses compagnons de l’opposition, Guy Nzouba Ndama ne dit pas forcément «non». Le président du parti Les Démocrates y est même favorable, mais assure qu’il y a mieux à faire pour y parvenir. «C’est un nouveau gouvernement qui peut aller vers la réconciliation», a-t-il estimé, mercredi 10 janvier, à la faveur de sa sortie à Libreville.

Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, c’est le pouvoir qui est à même de porter cet appel à la réconciliation nationale, pour mettre un terme à la crise sociopolitique héritée de la réélection contestée d’Ali Bongo, en août 2016. «J’ai été, avec d’autres, le premier à demander que soit organisé un dialogue de synthèse qui tienne compte des dialogues d’Ali Bongo et celui de Jean Ping. La partie principale a dit «niet». [Or], c’est le président de la République Ali Bongo qui a le pouvoir, c’est à lui d’ouvrir la main. Si lui ne veut pas de réconciliation nationale, monsieur Mayila va la faire avec qui ?» s’est interrogé l’ancien député de la Lolo-Wagna.

Chez Les Démocrates, l’on estime plutôt que la réconciliation nationale souhaitée par certains au sein de l’opposition ne sera possible qu’après les prochaines élections législatives. «Nous disons : attendez que les Gabonais aient fait le choix, qu’ils aient envoyé des députés à l’Assemblée nationale. C’est la nouvelle majorité issue de ces élections qui pourra montrer son esprit d’ouverture, en prônant la réconciliation. D’autant que personne n’est content de voir ces compatriotes exilés, qui vivent dans des conditions difficiles. Et s’il n’y a pas cet esprit de réconciliation à la suite des élections législatives, ils sont condamnés à demeurer en exil», a expliqué Guy Nzouba Ndama.