Non partant pour un 3e dialogue national comme voulu par certains au sein de l’opposition, le président du Centre des libéraux réformateurs (CLR), Jean-Boniface Assélé promet toutefois de «se battre pour qu’Ali Bongo reçoive tout le monde», y compris Jean Ping.

Jean-Boniface Assélé. © Gabonews/capture d’écran

 

Sur la réconciliation nationale proposée en décembre 2017 par le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) et d’autres opposants, Jean-Boniface Assélé a estimé, samedi 20 janvier, que Louis-Gaston Mayila «a raison dans une certaine mesure», d’autant que son appel permettra d’en finir avec le climat de tension politique hérité de la présidentielle d’août 2016. Pour le président du CLR, il est nécessaire que les principaux antagonistes se parlent. Son parti et lui-même entendent s’investir dans cet objectif.

«Nous devons nous battre pour dire au président de recevoir tout le monde», a exhorté Jean-Boniface Assélé, tout en mettant en garde «ceux qui sont autour (d’Ali Bongo)» de «ne pas faire barrage». Si le président du CLR n’est pas pour l’organisation d’un 3e dialogue comme réclamé par certains au sein de l’opposition, il a dit être «sûr et certain que Mayila, Ping, Myboto, Oye Mba et d’autres sont prêts à discuter avec le président Ali Bongo».

S’exprimant sur le sujet de la convocation du premier juge d’instruction à laquelle Jean Ping, dont il a loué le courage, n’a pas souhaité déférer, Jean-Boniface Assélé a estimé que le président de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) «donne un mauvais exemple», alors qu’«il aurait pu être chef de l’Etat». Le président du CLR a notamment dit avoir «des relations formidables» avec celui qui continue de contester la réélection d’Ali Bongo, son neveu.