Le Gabon est devenu le premier contributeur de l’Initiative africaine sur l’adaptation, le 12 décembre à Paris. Le pays va contribuer à hauteur de 500 000 dollars (près de 280 millions de francs CFA) à cette initiative destinée à accélérer la mise en œuvre de mesures concrètes d’adaptation au réchauffement climatique.

Le chef de l’Etat au One Planet Summit, le 12 décembre 2017 à Paris. © DCP-Gabon

 

Prenant part au One Planet Summit, le 12 décembre à Paris, Ali Bongo a annoncé que le Gabon contribuera à hauteur de 500 000 dollars (près de 280 millions de dollars) au budget de l’Initiative africaine sur l’adaptation, dont les activités seront lancées d’ici 2020.

«Le Gabon annonce une contribution de 500.000 dollars à l’Initiative africaine sur l’adaptation (…) Je demeure convaincu que financer la lutte contre le réchauffement climatique représente un coût bien plus supportable que celui d’en observer les conséquences sur notre planète», a déclaré le président gabonais.

L’Initiative africaine sur l’adaptation a été créée en juin 2015 lors du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine. Lancée à l’occasion de la 21e Conférence des Parties (COP21), elle a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de mesures concrètes d’adaptation au réchauffement climatique.

En sa qualité de coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), Ali Bongo s’exprimait dans un panel portant sur les solutions financières innovantes au service de l’adaptation. A cette occasion, il a également annoncé le lancement d’une campagne de mobilisation de fonds pour l’Initiative africaine sur l’adaptation auprès des Etats de l’Union africaine pour «montrer à la communauté internationale notre engagement et l’encourager à nous accompagner».

A cet effet, le coordinateur du CAHOSCC a invité le système financier et bancaire mondial à inventer des mécanismes originaux d’appui à l’adaptation et à l’atténuation. Le tout en faisant en sorte, par exemple, que «les prêts servant à la construction d’infrastructures relevant de l’atténuation (comme les barrages hydroélectriques) ou relevant de l’adaptation (comme les digues et canaux) soient affectés d’un label climat offrant des taux et conditionnalités préférentiels», a expliqué Ali Bongo.