Pièce maîtresse dans le développement sécurisé de l’environnement commercial au sein des Etats parties de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), le logiciel du fichier régional du Registre de commerce et du crédit mobilier (RCCM) vient d’être réceptionné par le Gabon.

Sophie Rose Olga Ndinga et Ibrahim Zen Mahamat, le 25 octobre 2018 à
Libreville. © Capture d’écran / Gabon 24

 

Amorcé en 2017 dans les pays membres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), la digitalisation du Registre de commerce et du crédit mobilier (RCCM) sera bientôt effective au Gabon. Le logiciel et équipements devant aboutir à ce processus ont été réceptionnés par la direction générale des Affaires civiles du ministère de la Justice, le 25 octobre à Libreville.

Au sein des pays membres de l’Ohada, l’axe d’amélioration de l’environnement des affaires et de la promotion de l’investissement est devenu une priorité nationale et régionale. Pour répondre à cette exigence, l’Ohada avait prescrit en 2010, l’informatisation du RCCM afin de faciliter la publicité et la diffusion des informations des registres sous forme électronique.

«Ce matériel a été livré dans le cadre du projet de la digitalisation du RCCM des pays membres de l’Ohada», a déclaré le P-DG de la société Computer Golfe Tchad. «L’Ohada a lancé un appel d’offres en 2016 auquel nous avons répondu, pour la livraison du logiciel et des équipements dédiés dans tout l’espace Ohada. Aujourd’hui, nous venons de livrer le Gabon», a affirmé Ibrahim Zen Mahamat sur Gabon 24.

En s’appropriant cet outil économique, le Gabon souhaite ainsi instaurer un climat de confiance entre les opérateurs économiques. En effet, la mise à jour régulière d’informations fiables, consultables à distance, constitue un outil efficace susceptible de favoriser l’investissement direct étranger et le développement des exportations.

«Une fois le RCCM informatisé, cela permettra aux investisseurs d’être renseignés sur la situation en temps réel de telle ou telle société, quel que soit son emplacement», a souligné la présidente de la commission nationale Ohada. «Il leur sera possible d’être édifiés sur les situations de banqueroutes, de blanchiments d’argent… tout ça à partir du logiciel Ohada», a soutenu Sophie Rose Olga Ndinga.

L’installation du logiciel Ohada sera assurée par l’Agence nationale des infrastructures et des fréquences (Aninf), qui formera ensuite le personnel dédié à l’utilisation de cet outil.