Pour mieux apprécier les mutations et les transformations qui s’opèrent sur le continent, un groupe d’experts proposent de passer de l’utilisation du Produit intérieur brut (Pib) comme indicateur à l’approche des capabilités (AC).

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Présenté comme révolutionnaire, le «Rapport alternatif sur l’Afrique» (Rasa) propose de dépasser les évaluations utilisant comme base le Produit intérieur brut (Pib) pour adopter une mesure plutôt du bien-être, pour apprécier le progrès économique et social du continent. D’où l’intérêt de l’approche des capabilités.

Selon les auteurs du Rasa, «(…) la théorie capabiliste de l’économiste et philosophe indien Amartya Kumar Sen, permet de faire une évaluation plus complète et nuancée de la pauvreté. Il apprécie d’un point de vue non subjectif, le bien-être capabiliste qui est aussi multidimensionnel».

L’objectif poursuivi par le Rasa est de «contribuer de manière décisive à la consolidation des transformations à l’œuvre dans les sociétés et institutions africaines vers l’autonomie et la souveraineté. Il vise le renversement idéologique et épistémologique des analyses sur le continent, l’approfondissement et la diversification des enjeux et domaines adressés, et des indicateurs de mesure des progrès et de la souveraineté des africains», précise un communiqué du groupe rédactionnel du rapport.

Le rapport alternatif, précisent ses auteurs, se révèle comme un produit de l’engagement, des idées et des observations du réel et du ressenti des Africains sur leurs trajectoires individuelles et collectives, vers le progrès économique et social du continent.

Ce document de 107 pages élaboré par 40 experts africains provenant de groupes d’études ou de recherche, est financé par la Fondation Rosa Luxembourg et la Fondation Rockefeller.