La Mosquée Hassan II de Libreville a enregistré ce 15 juin la grande prière marquant la fin du mois de jeûne de Ramadan. Une manifestation déroulée en présence du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, Khalife général et Raïs de la communauté musulmane du Gabon.

Ali Bongo, comme d’autres fidèles musulmans a participé à la prière marquant la fin du mois de Ramadan, le 15 juin 2018, à Libreville. © Communication présidentielle

 

Des fidèles à Libreville, le 15 juin 2018. © Communication présidentielle

Les musulmans du Gabon, avec Ali Bongo Ondimba, Khalife général et Raïs de cette communauté, ont célébré le 15 juin 2018, à la Mosquée Hassan II de Libreville, la fête du Ramadan marquant la fin d’un mois de jeûne et de privation.

A Libreville, aucune musulmane, aucun musulman habitant les environs de la Mosquée Hassan II n’a voulu rater cette occasion de rendre grâce à Dieu après ce mois de privation. C’est ainsi que l’esplanade de cette mosquée a été prise d’assaut par les fidèles. L’intérieur comme l’extérieur de l’édifice, don de feu le Roi Hassan II du Maroc, a grouillé de monde : des enfants, des femmes et des hommes de tous âges, parés de leurs plus beaux habits.

Dans son allocution à la veille de cette fête, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG), l’imam Ismaël Oceni Ossa, a indiqué que 696 heures se sont écoulées entre la dernière annonce marquant le début du mois béni de Ramadan et celle-ci signifiant la fin de ce mois de grâce et son départ définitif.

«En ce moment, au mois béni de ramadan de l’an 1439 du calendrier hégirien, nous implorons Allah afin que tous nos méfaits nous soient pardonnés, nos bienfaits parachevés et agréés. Que la constance dans l’adoration soit notre quotidien et qu’il le préserve de tout acte susceptible de rendre caduque nos acquis culturels», a-t-il aussi imploré dans son texte.

Dans le prêche à la Mosquée, l’Iman a invité les uns et les autres à s’approprier les vertus de solidarité, de partage, d’amour, de paix et de fraternité tout en revenant sur le sens de la vie qui, en ce bas monde, est éphémère. Aussi, il s’agissait pour ceux qui ont observé les privations de faire une réévaluation de ce mois passé.

Comme pour tous les musulmans du monde entier, l’Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne de Ramadan symbolise le mois sacré correspondant à l’un des cinq piliers de l’islam. Au cours de ce mois, les fidèles ont observé des règles strictes. Interdiction de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles de l’aube jusqu’au coucher du soleil.