Le président de la République est annoncé le 22 avril prochain aux Etats-Unis, où il prendra part à la signature de l’accord obtenu à l’issue de la 21e Conférence des parties (Cop21). 

Ali Bongo lors de son intervention à la Cop21, le 30 novembre 2015 à Paris. © DCP-Gabon

Ali Bongo lors de son intervention à la Cop21, le 30 novembre 2015 à Paris. © DCP-Gabon

 

Quatre mois après la 21e Conférence des parties organisée en France, à laquelle a pris part le Gabon, Ali Bongo est attendu au siège des Nations-Unies, à New York. Le 23 avril prochain, le président gabonais devrait prendre part à la cérémonie officielle de signature de l’accord obtenu à l’issue de la 21e Conférence des parties (Cop21), a annoncé le 20 avril courant le secrétariat général du gouvernement.

Pour les autorités de Libreville, «cette importante visite de travail du chef de l’Etat témoigne également de ce que le Gabon est un des leaders en matière de protection de l’environnement sur le continent africain». Alors que des personnalités ayant œuvré sans relâche à l’aboutissement de cet accord n’ont pas été invitées, à l’instar de Laurent Fabius, l’ancien chef de la diplomatie française qui avait présidé les négociations de la conférence climat, l’invitation faite à Ali Bongo apparaît pour le gouvernement comme l’expression de la confiance des différents acteurs mondiaux de la défense de l’environnement et du développement durable.

Si la rencontre de 195 pays à Paris s’était achevée sur l’adoption, in extremis, d’«un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant», ainsi que présenté par Laurent Fabius à l’époque, la contribution du Gabon auxdits travaux n’avait pas manqué d’être saluée par les autorités françaises. Ayant été le premier pays de l’Afrique à se positionner sur le sujet, le Gabon avait alors affiché son objectif de limiter la croissance des émissions de gaz à effet de serre pour 2025 par rapport à leur niveau de 2010. Libreville s’était notamment engagée à réduire d’au moins 50% ses émissions par rapport à l’évolution prévue en cas de politique inchangée. De même qu’elle prévoyait, avant la tenue de la grande messe, la possibilité de définir des objectifs additionnels pour 2030, voire 2050. Une perspective de long terme que les organisateurs de la Cop21 avaient jugée importante pour l’amorce d’une transition vers une économie mondiale sobre en carbone et plus résistante aux impacts du dérèglement climatique.