Quelques jours après la tentative d’assassinat de Marie-Catherine Ntsame Ovono, le parquet de la République annonce l’interpellation des auteurs présumés et rejette les rumeurs faisant état d’une supposée mutilation de l’enfant.  

La fillette durant les soins. © Facebook

La fillette durant les soins. © Facebook

 

La fillette avant son agression (haut), et Dick Fabrice Boungou Mikolo. © Facebook/Gabonreview

La fillette avant son agression (haut), et Dick Fabrice Boungou Mikolo. © Facebook/Gabonreview

Eventrée à vif dans la journée du 3 juin dernier, Catherine Ntsame Ovono, retrouve peu à peu ses esprits. La fillette semble désormais hors de danger. Si les derniers jours ont été éprouvants, aussi bien pour elle que pour sa famille, le tribunal de première instance de Libreville a récemment annoncé que tout est mis en œuvre pour que les auteurs de la tentative d’assassinat dont elle a été victime paient le prix fort dans les plus brefs délais. Pour rappel, vraisemblablement kidnappée la semaine dernière par trois individus, la fillette de trois ans a été éventrée à vif, à en croire des témoins, dont certains ont contribué à l’interpellation des présumés agresseurs, pris sur le fait. A la faveur d’une déclaration de presse faite dans la nuit du 7 au 8 juin dernier, le tribunal de première instance de Libreville a notamment rapporté qu’en plus des deux Gabonais, dont une adolescente et un jeune homme, l’un des sujets interpelés est un Béninois vivant au Gabon sans titre de séjour.

Alors que le malheureux événement a donné lieu à des interprétations aussi diverses qu’invraisemblables, le premier adjoint au procureur de la République est revenu sur les rumeurs distillées sur les réseaux sociaux, dont la plupart se rapportent à la pratique malheureusement courante des crimes dits rituels. Une bien triste réalité qui sévit depuis plusieurs années au Gabon, sans que rien ou presque ne soit fait pour endiguer ce phénomène, dont l’explosion survient le plus souvent en période électorale où avant les nominations au sein des administrations ou institutions. «Nous tenons à préciser que la jeune enfant de trois ans, victime d’une tentative d’assassinat n’a subi aucune mutilation de quelque nature que ce soit», a par ailleurs déclaré Dick Fabrice Boungou Mikolo, selon qui les trois présumés agresseurs sont gardés à vue dans les locaux de la police judiciaire jusqu’au terme de l’enquête.