Examinant les points à l’ordre du jour du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Libreville, le 20 janvier 2018, les membres en sont arrivés à la conclusion que la dette de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) corrode la qualité des soins de cet hôpital.

Le Chul nécessite une formation de son personnel et de ses techniciens pour un usage avantageux de son plateaux technique. © Gabonriew

 

Pourtant présenté comme la bouée de sauvetage de la population gabonaise et particulièrement des personnes vulnérables et économiquement faibles, la CNAMGS serait, selon les membres du Conseil d’administration du Chul présidé par Alphonsine Mbié’na, un poids plombant la qualité de l’offre de soins.

Les administrateurs ont en effet planché sur la présentation de l’activité médico-chirurgicale, ainsi que sur l’état des ressources et des finances, comptant pour l’année 2017, l’application des recommandations du dernier Conseil datant de 2015, et sur le projet de budget 2018.

Pour le directeur général du Chul, Dr. Eric Bayé, «en dépit des critiques, le Chul a une grande activité médico-chirurgicale». En effet, 11.000 consultations sont effectuées par an, soit une moyenne de 500 par jour. Or, ce ne sont que 1500 agents qui opèrent dans cet espace couvert par 517 lits. «L’activité est soutenue quel que soit le secteur médical : chirurgie, pédiatrie, urgence, gynécologie…», a-t-il affirmé, ajoutant que «36% des consultants sont réalisées par les urgences».

Concernant le plateau technique et les ressources humaines, il ressort que celui de ce centre hospitalier est de troisième génération et nécessite une main d’œuvre bien formée. «Nous avons, certes, bénéficié d’équipements biomédicaux de niveau 3…mais des efforts doivent être fait pour la formation initiale de ce type de personnel, mais aussi la formation continue des agents», a relevé le Dr. Bayé.

La CNAMGS se situe dans le fonctionnement de cette structure dans la zone des difficultés. «Nous aussi nous sommes impactés par la réduction du budget de l’Etat, mais aussi par les retards et difficultés de notre principal partenaire qui est la CNAMGS, notamment dans la mensualisation et de la dotation de l’Etat des règlement des factures de la CNAMGS», a expliqué le directeur général, relevant qu’en dépit de tout cela, la structure a assez bien rempli sa mission auprès des populations.

Le président du Conseil d’Administration espère que malgré la crise, l’on arriverait à s’organiser un peu mieux, pour régler les problèmes les plus importants auxquels est confronté le Chul.