Libreville accueille du 11 au 12 octobre, un atelier du Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar). Les travaux vont porter sur l’Accès et le partage des avantages (APA) prévus par le Protocole de Nagoya.

Mutualiser les connaissances des parlementaires sur le processus de l’APA. © Gabonreview

 

Les parlementaires de l’Afrique centrale venus en grand nombre. © Gabonreview

Prévu par le protocole de Nagoya, l’Accès et le partage des avantages (APA) est au cœur d’un atelier de renforcement des capacités des membres du Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar).

Au cours de ces travaux prévus du 11 au 12 octobre à Libreville, les participants vont s’approprier les dispositions du protocole de Nagoya incitant à la mise en œuvre des mesures d’accès aux ressources génétiques, les savoirs traditionnels, le partage des bénéfices, l’utilisation des ressources génétiques, le respect des mesures, le suivi de celles-ci.

Signé à Nagoya par les représentants de plus de 193 pays, réunis lors de la conférence des Parties à la Convention sur la Biodiversité (du 18 au 29 octobre 2010), l’accord de Nagoya vise à mieux protéger les espèces et les écosystèmes de la planète et à en partager plus équitablement les bénéfices. Signé en 2010, le Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages (APA) n’est en vigueur que le 12 octobre 2014 et il réunit 59 Parties (60 ratifications et 91 signatures).

Pour les organisateurs, cette mise à jour est indispensable, en ce qu’elle permettra aux parlementaires de s’impliquer dans la stratégie nationale en connaissance de cause. Le troisième vice-président de l’Assemblée nationale, Adrien Nkoghé Essingone, perçoit les enjeux de la rencontre de Libreville comme une étape devant «conduire progressivement à élaborer une grille de lecture commune des stratégies à définir afin de lutter contre les atteintes portées sur ce que de nombreux spécialistes de la matière conviennent désormais d’appeler ‘’le deuxième poumon du monde».

«Les fondements de notre intervention vise à attirer l’attention tant des gouvernements que des parlements sur les enjeux de la valorisation de nos ressources génétiques ; la nécessité de tenir nos engagements sur le plan international et de répondre aux attentes de nos populations, dont l’intérêt est étroitement dépendant de la qualité des politiques et stratégies mises en place», a relevé pour sa part Jean-Jacques Zam, coordonnateur régional du Repar.

Le 12 octobre à Libreville, le réseau sera en assemblée générale, au terme duquel un nouveau bureau sera installé.

Auteur : Alain Mouanda