Le président de la République était, le 28 février à Abuja au Nigéria, où il a pris part à la Conférence internationale sur le lac Tchad, placée sous le thème : «Sauver le lac Tchad afin de restaurer l’écosystème de son bassin pour un développement, une sécurité et des moyens d’existence durables». Ci-après, le communiqué y relatif de la présidence de la République.

Ali Bongo, pendant son intervention, le 28 février 2018, à Abuja au Nigéria. © DCP-Gabon

 

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C’est, en sa qualité de coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), que le chef de l’Etat a participé à une réunion de haut niveau au cours de laquelle une présentation des différentes conclusions des sessions thématiques a été faite.

Au cours de cette rencontre, le Président de la République a, lors de son intervention, annoncé deux contributions par le Gabon : l’établissement d’un système de télésurveillance du lac Tchad et du paysage environnant, qui sera exploité par l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales et la mobilisation de ressources techniques et financières pour l’Initiative africaine d’adaptation. Par ailleurs, Ali Bongo Ondimba a appelé à une meilleure synergie entre les pays africains en vue d’une mise au point entre l’Initiative africaine d’adaptation et le Fonds du lac Tchad, nouvellement créé avec pour objectif la mobilisation de 50 milliards de dollars.

Cette réunion spéciale, qui a rassemblé les chefs d’Etat et de gouvernement du Nigeria, du Cameroun, du Niger, du Tchad et des partenaires continentaux et internationaux, avait pour objectif la mise en place d’un vaste plan d’action afin de sauver le lac Tchad de la disparition qui en 50 ans a perdu près de 90% de sa surface en eau. La situation de ce bassin, devenu depuis plusieurs années le repère du groupe islamiste nigérian Boko Haram, préoccupe les pays de la sous-région.

Pour le Président Ali Bongo Ondimba, l’heure est à la mobilisation de tous les acteurs concernés en vue de sauver les 2 millions de personnes qui ont dû quitter la région sous la menace de la famine et du terrorisme ainsi que les 11 autres qui survivent grâce à l’aide alimentaire.

La communication présidentielle