Le ministre d’Etat en charge du Budget a présenté aux sénateurs, le 12 décembre à Libreville, le Projet de loi de finances 2018 adopté en Conseil des ministres le 12 octobre.

Le ministre d’Etat en charge du Budget, Jean-Fidèle Otandault, au sénat le 12 décembre 2017. © Facebook Jean-Fidèle Otandault

 

Apres son adoption il y a quelques jours par l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances 2018 a été présenté aux sénateurs pour examen, le 12 décembre à Libreville. Un exercice auquel s’est prêté le ministre du Budget. Selon Jean-Fidèle Otandault, le projet de loi de finances pour l’exercice 2018 fixe les prévisions budgétaires de l’Etat en ressources et en charges à 2 688, 8 milliards de francs CFA, contre 2 860 milliards de francs dans la loi de finances rectificative 2017. Soit une diminution de 171,2 milliards de francs.

Adopté le 12 octobre en Conseil des ministres, le projet de loi de finances 2018 permettra la mise en œuvre du Plan de relance économique (PRE). Le texte donne la priorité «au renforcement de la viabilité des finances publiques avec la poursuite de l’effort de mobilisation des recettes fiscales et douanières, la maitrise et l’assainissement des dépenses publiques et l’approfondissement des dispositions de la nouvelle gouvernance financière».

En matière de politique sectorielle, le projet de loi de finances 2018 met «l’accent sur la diversification des sources de croissance, le renforcement de la politique de développement des infrastructures, la promotion et le développement du capital humain ainsi que le maintien des efforts dans le domaine de la santé et dans la protection des couches vulnérables».

Face aux Sénateurs, Jean-Fidèle Otandault a également présenté le Projet de Loi de Règlement pour la gestion 2016. Un texte réitérant «la volonté du gouvernement d’assainir les finances publiques et de respecter l’orthodoxie financière», a souligné le membre du gouvernement. Selon lui, l’exécution du Projet de Loi de Règlement, dans un contexte marqué par des difficultés économiques au niveau mondial et national, n’a pas annihilé les efforts des autorités pour parvenir à plus d’efficience.

A cet effet, un accent été mis sur les efforts de réduction du train de vie de l’Etat. «Arrêtée en équilibre à 2 626,01 milliards FCFA, la loi de Finances 2016 a connu une baisse de 24,6 milliards francs CFA, par rapport au niveau des ressources et des charges prévues dans la loi de Finances rectificative 2015», a détaillé le ministre du Budget.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga