L’ambassade de France a lancé le 12 juillet à Libreville, le programme Projets innovants des sociétés civiles et coalition d’acteurs (Piscca). Doté d’une enveloppe de 121 millions de francs CFA, cet appel à projets permettra de contribuer au renforcement et à la structuration de la société civile gabonaise.

Anaïs Mbina et Antonin Raoust pendant leur conférence de presse, le 12 juillet 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Dédié au financement de projets de développement, le programme Projets innovants des sociétés civiles et coalition d’acteurs (Piscca) a été lancé le 12 juillet à Libreville par l’ambassade de France. Pour 2017, le montant de l’enveloppe de cet appel à projets a été fixé à 185 000 euros, soit plus de 121 millions de francs CFA.

«Nous n’avions pas de pôle de financement direct au sein de la société civile depuis trois-quatre ans. Et suite au dépôt d’un projet à Paris, le ministère des Affaires étrangères a octroyé pour la société civile au Gabon, une enveloppe de plus de 120 millions de francs pour l’année 2017», a déclaré l’attaché de coopération au des services de coopération et d’actions culturelles de l’ambassade de France au Gabon.

«En dehors du montant financier, cette enveloppe permettra d’appuyer des partenaires de terrain avec qui nous avons plaisir à coopérer», a poursuivi Antonin Raoust. Et ce dernier d’insister sur la particularité de ce programme. L’appel à projets est principalement ouvert aux acteurs de la société civile. Et 20% de l’enveloppe globale disponible sont ouverts aux collectivités locales décentralisées (communes ou départements).

«Destinée à la société civile, cette enveloppe permettra d’appuyer des projets selon trois axes prioritaires : les droits fondamentaux des femmes et des enfants (40% de l’enveloppe globale), l’insertion socio-économique de la jeunesse et le développement local (20%) et le regroupement et la mise réseau des acteurs de la société civile gabonaise (40%)», a souligné Antonin Raoust.

Au-delà de ces axes prioritaires, deux thématiques transversales sont au cœur de ces appels à projets, a souligné la conseillère technique du projet. «La première est celle du genre. En effet, seront soutenues les dynamiques d’insertion socio-économique des jeunes filles, la promotion de l’égalité des droits, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’émergence de responsables féminines au sein des groupements associatifs», a expliqué Anaïs Mbina.

La seconde thématique repose sur le recours aux Technologies de l’information et de la communication (Tic). «Celle-ci sera appuyée dans l’ensemble des projets financés afin de permettre aux organisations de la société civile partenaires de disposer d’outils numériques permettant de structurer leurs activités. Cet appui sera étendu à la connaissance, voire l’acquisition d’applications spécifiques développées au Gabon, en France et en Afrique francophone dans les domaines du développement», a-t-elle poursuivi.

Selon Anaïs Mbina et Antonin Raoust, un travail préalable d’analyse des offres reçues avant le 8 septembre sera effectué par le service de coopération et d’actions culturelles de l’ambassade de France. «Cela permettra de s’assurer de la bonne recevabilité de chaque projet selon les critères de sélection retenus (voir ga.ambafrance.org et asso-gabon.org/accueil, ndlr). Suite à ce travail d’analyse, le projet, s’il est recevable, sera soumis à comité de sélection, instance d’octroi des financements Piscca», ont-ils lancé.

Par ailleurs, entre le 12 juillet et le 8 septembre, les porteurs de projets le souhaitant, pourront se faire accompagner par un conseil technique.