Après 12 mois d’observation, le Gabon a été définitivement intégré au processus de Kimberley, forum international de négociation international tripartite visant à stopper et prévenir le commerce des «diamants de guerre».

Avec son adhésion définitive au Processus de Kimberley, le Gabon garantit que ses diamants bruts n’ont pas été achetés à des mouvements rebelles. © jeuneafrique.com

 

A l’issue de la 15e assemblée générale annuelle du Processus de Kimberly, du 12 au 16 novembre à Bruxelles, le Gabon a été définitivement intégré à ce forum international de négociation international tripartite.

Mis en place en 2003 et réunissant les représentants des États, de l’industrie du diamant et de la société civile, ce processus vise à garantir au consommateur que les diamants qu’il achète ne sont pas des diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles, ou leurs alliés, pour financer des conflits visant à déstabiliser des gouvernements légitimes.

L’intégration complète et définitive du Gabon au Processus de Kimberley, a été menée par la délégation conduite par le directeur général de la géologie et de la recherche minière du ministère gabonais des Mines. A l’occasion de deux auditions devant le groupe de travail sur la Participation et la présidence (CPC), Francis Mayaga-Mikolo et sa suite ont présenté la législation en matière de diamant, récemment adoptée par le gouvernement.

«Ces auditions ont également été l’occasion pour la partie gabonaise, de présenter une feuille de route cohérente et compréhensive en la matière. Un instrument qui devrait régir le programme des activités que le Gabon devrait exécuter au cours de l’année 2019, en vue de l’implémentation opérationnelle du Processus de Kimberley sur le terrain et d’obtenir sa validation par le CPC», a révélé Francis Mayaga-Mikolo.

12 mois plus tôt, le Gabon a avait déjà intégré le Processus de Kimberley en tant que 82e Etat membre. Le secrétariat permanent du processus avait alors prescrit une feuille de route de douze mois pour observer le Gabon, et à l’issue de laquelle le pays devait être définitivement intégré ou non.

Visiblement satisfaite de l’engagement du pays, la 15e assemblée générale annuelle a adopté la résolution consacrant l’intégration complète et définitive du Gabon. Désormais, le gouvernement va pouvoir dérouler l’exécution de toutes les activités relatives à l’application du processus dans le pays.