Après une première à Libreville en septembre dernier, le Gabon a passé sa deuxième audition à Brisbane en Australie, en vue de son entrée dans le Processus de Kimberley, qui certifie les diamants brut sur le plan international.

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Le Processus de Kimberley. L’Etat gabonais y pense depuis plusieurs mois. Le gouvernement, par l’entremise du ministère des Mines, a initié diverses actions en vue de l’intégrer, qui passe obligatoirement par des auditions ainsi qu’un examen final qui est annoncé pour le jeudi 14 décembre à Brisbane. Avant, le Gabon a été soumis à deux auditions. La première en septembre 2017 à Libreville, au cours de laquelle Christian Magnagna et ses collaborateurs ont exprimé aux experts dudit processus la volonté de leur pays de l’intégrer, non sans leur présenter les mesures nationales en termes de gestion de la filière diamant (organisation, flux diamants, flux financiers, traçabilité, etc.).

Des membres de la délégation gabonaise à Brisbane (Australie), le 12 décembre. © D.R.

La deuxième audition a eu lieu mardi 12 décembre dans la capitale de l’Etat du Queensland, en Australie. Représenté par Pierre-Marie Mboula, le secrétaire général du ministère des Mines, le Gabon a assuré qu’il respectera tous ses engagements pris trois mois plus tôt et se soumettra aux normes édictées par la plateforme internationale. Et pour le Gabon, respecter les engagements du Processus de Kimberley, c’est de «publier les deux décrets relatifs à la mise en œuvre du Processus de Kimberley au Gabon devant règlementer l’exploitation et la vente du diamant dans notre pays ; allouer des ressources budgétaires annuelles au secrétariat permanent du Processus de Kimberley qui seront logées à la direction générale de la Géologie et de la Recherche minière (DGGRM) ; inscrire dans la nouvelle loi minière les dispositions relatives au Processus de Kimberley ; respecter la feuille de route qui lui sera prescrite par le CPC à l’issue de son adhésion officielle audit Processus».

Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts. La plateforme réunit des gouvernements et des industriels du diamant, dans l’objectif d’éviter de négocier sur le marché mondial l’achat des diamants présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires. Ce certificat atteste que la vente de diamants bruts ne sert pas à financer un conflit armé et évite que les diamants des conflits n’arrivent sur le marché légal.