Prévu ce vendredi 18 mai, le procès opposant le président exécutif de l’Union & Solidarité (US) et la présidente du Mouvement des jeunes Upégistes (MJU) a été renvoyé au mardi 22 mai prochain.

Elza-Ritchuelle Boukandou (chemisier rouge), en compagnie de ses conseils, le 18 mai 2018, au palais de justice de Libreville. © Gabonreview

 

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ne s’est pas rendu au palais de justice de Libreville ce vendredi 18 mai. Représenté par ses avocats, le président exécutif de l’US a bénéficié d’un renvoi de l’audience prévue ce jour. Celle-ci devrait se tenir le mardi 22 mai prochain à la chambre civile du tribunal de première instance de Libreville.

Bien que regrettant cette décision de renvoi de l’audience, la présidente du MJU et ses conseils n’ont pas caché leur détermination à aller jusqu’au bout de leur démarche. Pour la jeune leadeur politique, il en va du respect des textes et de l’image du parti.

«Cette situation, qui manifestement déteint sur la cohésion au sein de notre structure politique, pose un problème : celui de la responsabilité de chaque militant face au respect des textes du parti. En effet, tout militant, fut-il le président, est obligé de respecter les statuts et règlement intérieur. Cette obligation a pour corollaire l’obligation qui pèse sur chacun des militants de veiller à ce que les statuts soient respectés par tous», s’est-elle exprimée ce 18 mai.

Soutenant que sa démarche «n’a rien de personnelle», parce que fondée sur «les principes et les valeurs» régissant leur formation politique, Elza-Ritchuelle Boukandou dit avoir été à la bonne école : «J’ai la conviction que le président Moukagni est fier de ma démarche parce que c’est ce que nous avons toujours fait ensemble. C’est inscrit dans notre ADN politique. A notre place, je suis convaincue qu’il aurait fait la même chose.» La présidente du MJU a également assuré avoir le soutien de certains vice-présidents de l’US.

Le 15 mai dernier, Elza-Ritchuelle Boukandou a assigné l’actuel ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur à comparaître pour le contraindre à tirer les conséquences de son entrée au gouvernement, conformément à l’article 48 bis du règlement intérieur de leur parti qui dispose que «toute participation d’un militant dans un gouvernement, une instance parlementaire ou un camp politique opposé à la position du Parti, expose ce dernier à la radiation».