Comme en mars et en mai derniers, le prix de vente des produits pétroliers aux consommateurs a connu une nouvelle hausse ce 1er juin. C’est la troisième fois cette année, et ça ne satisfait personne.

Jusqu’à lors épargné, le prix de la bouteille de gaz butane a lui aussi connu une hausse. © D.R.

 

C’est la troisième fois cette année que le prix des produits pétroliers aux consommateurs connait une hausse. A compter du vendredi 1er juin, pour un litre d’essence à la pompe, il faudra débourser 670 francs au lieu de 620 francs. Le litre de gasoil passe à 625 francs (575 francs en mai) et celui du pétrole lampant à 395 francs (275 francs en mai). Le prix de la bouteille de 12,5 kg de gaz butane qui n’avait pas été touché jusque-là connaît également une hausse : 5 950 francs.

Sur les réseaux sociaux, la colère est palpable. Beaucoup, à l’instar de Raymond Ndong Sima, estiment que cette nouvelle hausse est préjudiciable aux consommateurs déjà éprouvés par le coût de la vie. Sur sa page Facebook, l’ancien Premier ministre s’inquiète ce vendredi 1er juin de «l’augmentation des prix du KW, du taxi, du pain etc. et leur corollaire les revendications sur les augmentations de salaires».

En cause : le mécanisme institué par le décret n°274/PR/MPH du 21 mai 2015 et l’arrêté n°0017/MEPPDD/MPH du 29 septembre 2017 déterminant les modalités de fixation des éléments de la structure des prix des produits pétroliers mis en consommation. L’économiste y voit «une erreur», «un mauvais conseil donné au gouvernement et une mauvaise décision prise à trois reprises par ce dernier» dont l’autre conséquence est de voir les revenus de l’Etat fluctuer au gré du prix du pétrole sur le marché international. Moins ce prix sera haut, moins les sociétés pétrolières paieront d’impôts.

Pour Raymond Ndong Sima, «les augmentations de prix constituent une fuite en avant malsaine. Dans le cas d’espèce, le gouvernement alimente lui même un enchainement qui fragilise à court terme l’ensemble de la petite économie locale et qui le mettra en plus grande difficulté lorsque le marché international se retournera et il ne manquera pas de le faire».