Le président du Rassemblement héritage et modernité (RHM) a condamné, le 31 juillet, les arrestations et détentions arbitraires, les enlèvements et disparitions forcées ainsi que la recrudescence des crimes rituels au Gabon, exigeant la libération immédiate et sans condition de toutes ces victimes du pouvoir.

Le président du RHM, Alexandre Barro chambrier, le 31 juillet 2018. © Gabonreview

 

Les cadres du RHM. © Gabonreview

Le Rassemblement héritage et modernité (RHM) est préoccupé par le sort de Bertrand Zibi Abeghe, Landry Washington Amiang, Pascal Oyougou, Fréderic Massavala, Hervé Mombo Kinga, détenus pour des motifs politiques à la prison centrale de Libreville, sans jugement jusqu’à ce jour.

A la faveur d’une conférence le 31 juillet à Libreville, le président du RHM appelle à la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques qui «paient de la sorte leur refus de se soumettre aux dérives d’un régime autoritaire».

Selon Alexandre Barro Chambrier ces prisonniers «subissent quotidiennement les pires sévices corporels, des humiliations de toute nature, des traitements dégradants et inhumains. Au regard de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et du Citoyen consacrée par l’ONU en 1948 et de notre bloc de constitutionnalité, le Gabon à travers ce régime, est bel et bien en situation de violation des droits de l’Homme»

Le président du RHM affirme que le pouvoir userait des manœuvres sordides pour maintenir ces prisonniers politiques dans l’isolement et pour retarder leurs procès. Il en veut pour preuve sa propre expérience vécue le 27 juillet dernier, alors qu’il tentait en vain de rendre visite à Bertrand Zibi Abeghe et Pascal Oyougou, en compagnie de leur avocat, Maitre Jean Paul Moubembe, pourtant en possession d’un permis de communiquer, signé par le substitut du procureur de la République.

«En effet, depuis bientôt deux ans plusieurs militants de l’opposition, illégalement détenus, croupissent dans des conditions épouvantables, dans les geôles du pouvoir. Leur seul tort est d’avoir exprimé des idées contraires à celles du régime établi, alors que nous sommes dans un Etat soi-disant de droit, dans lequel la Constitution garantit à chaque citoyen la liberté d’opinion et d’expression», a regretté Alexandre Barro Chambrier, assurant être «mobilisés à leurs côtés pour défendre leur cause jusqu’au triomphe de celle-ci».