Dès le mois d’août prochain, certains fonctionnaires affectés ou nommés au sein de l’administration verront leur prime de servitude supprimée. Le gouvernement veut en finir avec les privilèges «indus».

En août 2018, la prime de servitude de certains fonctionnaires pourrait être supprimée. © Gabonreview

 

La décote annoncée sur les salaires des fonctionnaires à partir de 650 000 francs ne sera pas effective dès cette fin du mois de juillet. Renvoyée à une date ultérieure, sans plus de précision de la part du gouvernement, cette reculade ne devrait pourtant réjouir que moyennement les agents publics, dont certains perdront leur prime de servitude dès août prochain. C’est une des décisions prises par le ministère de la Fonction publique, qui entre dans le cadre des stratégies adoptées en vue de la réduction de la masse salariale.

Selon Ali Akbar Onanga Y’Obegue, la suppression de cette prime visera essentiellement ceux qui n’exercent pas dans leur domaine de compétence. En clair : le médecin ou l’enseignant qui exerce au sein d’une structure sanitaire publique ou d’un établissement scolaire public continuera de percevoir sa prime de servitude, contrairement au médecin ou à l’enseignant affecté aux tâches administratives.

Au gouvernement, on dit avoir le souci de la justice. Aussi, le ministre de la Fonction publique indique-t-il que «ceux qui continuaient de percevoir cette prime la percevaient de manière indue. Et si c’est une erreur des services, elle sera corrigée pour le mois d’août». Alors que certains fonctionnaires ont déjà décrié des coupes dans leurs salaires, la potentielle suppression de la prime de servitude pourrait faire grincer bien des dents.