Les travaux des experts sur le renforcement des capacités sous-régionales en matière de prévention des conflits en Afrique, ouverts le 7 novembre dernier à Libreville, se sont achevés le 9 novembre 2018.

D’importantes ressources financières, matériels et humaines sont nécessaires pour la prévention des conflits en Afrique. © Gabonreview

 

Organisés par le Bureau du Conseiller spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies pour l’Afrique (OSAA), la Communauté́ économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) ; ces travaux visaient à identifier les domaines prioritaires d’intervention et les axes de mobilisation des ressources et de renforcer les mécanismes de prévention des conflits en Afrique.

Au terme de ces travaux de quarante-huit heures, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau des Nation unies pour l’Afrique centrale (Unoca), François Louncény Fall, a salué l’esprit des échanges, ainsi que les décisions relatives aux contraintes liées au coût de la prévention et de la gestion des conflits.

Dans ses remarques, il a pris note des conclusions des experts qui estiment que ce coût «doit être minimisé pour permettre leur financement essentiellement sur fonds propres des Etats et des organisations sous-régionales et régionales». Ils ont également «souhaité que l’appui des partenaires techniques et financiers ne supplée pas, comme c’est encore malheureusement parfois le cas, les efforts des pays, mais vienne plutôt compléter les efforts financiers consentis par les Etats eux-mêmes, qui sont les premières victimes des conflits et les premiers bénéficiaires des dividendes de la prévention».

Pour M. Fall, le «défi (…) est de pouvoir faire plus en matière de prévention des conflits avec moins de ressources». Ce dernier estime «qu’investir dans le développement, y compris dans l’éducation, c’est prévenir les conflits ; et prévenir les conflits, c’est créer les conditions du développement durable».

Il a invité les Communautés économiques régionales (CER) à en faire leur devise, compte tenu de leur double responsabilité, qui est de «promouvoir le développement socioéconomique de leurs Etats membres, et de garantir la paix dans leurs espaces communautaires respectifs».