Le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) organisent, du 2 au 4 août à Libreville, un atelier sous régional de renfoncement de capacités sur l’«Intégration du genre dans l’alerte précoce et la prévention des conflits en Afrique centrale».

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique centrale, Francois Lounceny Fall, le représentant de la CEEAC, Daniel Pascal Elono, Libreville le 2 août 2017. © Gabonreview

 

24 heures après la clôture du 1er atelier axé sur le renfoncement de capacités de la Société civile dans la prévention des conflits, l’Unoca et CEEAC ont lancé le 2 août, à Libreville, un nouvel atelier consacré à l’«Intégration du genre dans l’alerte précoce et la prévention des conflits en Afrique centrale».

Prévu s’étaler jusqu’au 4 août, cet atelier mobilise trente participants issus personnel du Secrétariat de la CEEAC, ainsi que des représentants des ministères du Genre et de la Femme des pays de l’Afrique centrale.

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Durant deux jours d’échanges, ils seront sensibilisés sur les questions liées au genre (égalité hommes/femmes). L’atelier permettra également de renforcer les capacités du personnel du secrétariat de la CEEAC dans le domaine de la collecte, l’analyse et la soumission des informations dans le cadre du système d’alerte précoce.

Dans cette perspective, les participants aborderont entre autres, les concepts genres, conflits et violence ; dans le cadre de la prévention des conflits, le système d’alerte précoce, à travers les différentes étapes d’alerte précoce.

Les participants évoqueront également les questions du rassemblement, intégration du genre dans les indicateurs du mécanisme d’alerte rapide en Afrique centrale (Marac). Pour faciliter la compréhension des participants, les travaux seront appuyés par les exercices pratiques, expositions, et des exposés animés entre autres par Marie Josée Kandanga, expert à l’Onu femmes.

A l’ouverture de l’atelier, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies a justifié sa tenue par plusieurs raisons. Selon Francois Lounceny Fall, «l’égalité des sexes, l’autonomisation de la femme et la prévention sont au centre de tous les piliers des nations unies», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, a affirmé Francois Lounceny Fall, «l’Agenda 2030 pour le développement durable ainsi que les revues de l’architecture de consolidation de la paix, des opérations de maintien de la paix de 2015, ainsi que les résolutions du conseil de sécurité sur les femmes, paix et sécurité soulignent tous l’importance d’investir dans la prévention, l’égalité entre les sexes, et l’autonomisation des femmes».

Participent également à cet atelier, les représentants de la Commission de la CEDEAO, le personnel de l’Unoca et celui Bureau de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga