Le groupe de rap Communauté Black, partie prenante de la campagne électorale du président sortant Ali Bongo Ondimba, rencontré récemment à Makokou, a expliqué son choix de battre campagne auprès d’un candidat. Pour eux, en politique «le rappeur doit prendre position et assumer».

Les membres de Communauté Black après une prestation en faveur du candidat Ali Bongo Ondimba à Makokou. © Gabonreview

Les membres de Communauté Black après une prestation en faveur du candidat Ali Bongo Ondimba à Makokou. © Gabonreview

 

Gabonreview : Depuis l’ouverture de la campagne du président Ali Bongo à Libreville, le groupe Communauté Black participe à tous ses meetings. Qu’est-ce qui motive cette participation. Est-ce un choix d’artistes ou de simples citoyens ?

Communauté Black : il faut dire qu’il y a bien ces deux éléments. Le choix est à la fois artistique, parce que nous faisons d’abord un travail artistique, et parce que nous sommes d’accord avec le programme du candidat Ali Bongo. Pour Communauté Black, le candidat Ali Bongo Ondimba a le meilleur projet parmi tous les candidats. Ce qui fait que nous avons très rapidement accepté de prester et de l’accompagner pendant cette campagne. Même si on ne nous l’avait pas proposé, nous allions toujours voter pour lui.

Communauté Black, ici à Makokou avec une groupie sur la campagne d’Ali Bongo Ondimba. © Gabonreview

Communauté Black, ici à Makokou avec une groupie de la campagne d’Ali Bongo Ondimba. © Gabonreview

Vous dites qu’il s’agit du meilleur projet : avez-vous lu les projets des autres candidats ?

On n’arrive pas à bien comprendre le projet des autres. Mais, ce qui est sûr, c’est que nous n’avons pas lu tous les projets parce qu’il y a beaucoup de candidats qui n’ont pas présenté leur projet. Nous avons lu le projet de M. Ping, mais, sincèrement, nous ne nous y retrouvons pas.

N’avez-vous pas peur des lendemains au cas où le président sortant ne remportait pas cette élection ?

Écoutez, nous sommes des Gabonais. Est-ce que ceux qui sont avec les autres candidats ont peur du lendemain ? Même si un autre candidat passait, il devrait travailler avec les Gabonais. Que va-t-il faire ? Nous mettre hors du Gabon ? Si le nôtre gagnait, il ne mettra personne hors du Gabon. La seule chose que nous espérons c’est que celui qui gagne rassemble les Gabonais autour de lui et on va continuer à vivre comme toujours.

Alors quel message lancez-vous aux autres artistes qui refusent de s’engager, de s’afficher ou d’assumer politiquement leur position ?

Nous allons commencer par ceux qui lancent des œufs, des tomates à ceux qui ont décidé d’accompagner le candidat Ali Bongo. Ceux-là ne sont vraiment pas des artistes, surtout lorsqu’il s’agit de rappeurs. Car le rappeur doit assumer, il doit prendre position. Ceux qui s’interrogent sur notre choix d’accompagner le président Ali Bongo n’arrivent même pas à dire avec qui ils sont. Alors, s’ils ne sont avec personne, comment vont-ils participer à faire changer ce pays ? Nous pensons que quand on est contre le président Ali Bongo, on se présente et on dit le candidat qu’on soutien. Il y en a tellement. Il y a M. Ping, il y a M. Ndong Sima, il y en a beaucoup. Il faut assumer et dire, je suis avec tel candidat. Nous, nous sommes avec Ali Bongo, nous assumons notre choix. Et pour les fans de Communauté Black,  suivez-nous. Suivez le candidat Ali Bongo, c’est l’espoir pour le Gabon, pour la jeunesse.

Après la campagne électorale, que devient Communauté Black ?

Communauté Black va continuer son bonhomme de chemin. Nous allons continuer à produire comme d’habitude. Après cette campagne, nous serons sur d’autres projets. Nous sommes, d’ailleurs, attendus à Yaoundé pour le Bantou festival.