À huit jours de l’élection, à Addis-Abeba en Éthiopie, du président de la Confédération africaine de football (Caf), Ahmad Ahmad, le challenger du président sortant Issa Hayatou se dit être sûr de remporter le scrutin si celui-ci est transparent.

Ahmad Ahmad, candidat à la présidence de la Caf. © Africatopsports

 

Le 16 mars 2017, aura lieu à Addis-Abeba en Ethiopie, l’élection pour la présidence de l’instance dirigeante du football africain, pour la période (2017-2021).

Cette élection oppose deux candidats: le Camerounais Issa Hayatou 70 ans, président sortant, et le Malgache Ahmad Ahmad 54 ans, président de la Fédération malgache de football et membre du comité exécutif de la Caf, représentant les quatorze pays de l’Afrique australe.

Si Issa Hayatou, à la tête de la Caf depuis 1988, semble être bien parti pour briguer son 8e mandat, du fait de son expérience, Ahmad Ahmad dit avoir toutes les cartes en main pour remporter le scrutin. «Je suis sur de remporter l’élection si celui-ci est transparent», a-t-il déclaré le 7 mars sur (RFI).

Ayant besoin de 28 voix sur 54 que compte l’Afrique pour remporter le scrutin, Ahmad Ahmad affirme reposer son espoir sur les voix des 14 fédérations de football du Conseil des Associations de Football de l’Afrique Australe (Cosafa). Les membres du Cosafa ayant, il y a quelques jours, désavoué Issa Hayatou pour sa gestion jugée «opaque» en 29 ans passés à la tête de la Caf.

Par ailleurs ; Ahmad Ahmad déclare avoir été encouragé par plusieurs personnalités du football africain à se porter candidat. «Ce n’était pas mon ambition de devenir président de la CAF, mais des collègues comme le président Amaju Pinnick, de la fédération nigériane de football m’y ont encouragé après le congrès de la Fifa à Mexico l’an dernier», a-t-il révélé.

En termes des réformes à opérer au sein de la Caf, le concurrent d’Issa Hayatou compte apporter de nombreux changements s’il est élu. «Je crois que de nombreuses choses doivent changer dans le football africain», a-t-il assuré. «Nous devons modifier notre formation des arbitres et des entraîneurs. Nous ne pouvons délivrer une licence d’arbitrage après seulement 10 jours d’apprentissage. Pour l’instant, il ne s’agit que d’un certificat pour trouver du travail. Notre développement dans le domaine technique doit évoluer», a-t-il poursuivi.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga