Portées par l’ambition de promouvoir la virginité chez les jeunes filles, deux associations se sont proposées d’élire une ambassadrice, à travers un concours prévu du 3 juin au 5 août à Libreville.

Illustration. © lematinal.info

 

Engagées dans la préservation des mœurs, en pleine déperdition, deux associations se sont lancées dans une initiative noble : élire une ambassadrice de la virginité à travers un concours de miss. Il s’agit de l’élection «Reines des vierges du Gabon», initiée par l’Association des femmes missionnaires pour Christ (AFMC) et Femmes sages pour Christ (FSC).

A travers la première édition de ce concours, prévu du 3 juin au 5 août prochain, les deux associations entendent dénicher celle qui servira de modèle à la jeunesse gabonaise. Soit «une grande sœur modèle : vierge, mature, intelligente, apte et capable de convaincre les autres à se préserver, en attendant d’avoir atteint ses objectifs», a déclaré un membre de FSC, par ailleurs sage-femme au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL).

«Cette ambassadrice de la virginité sera un exemple pour les parents et les filles», a lancé Samariva Adiahenot, déclinant par la suite les modalités de participation à ce concours. Ainsi, les candidates se soumettront à un test de virginité, notamment.

Après leur élection, les «vierges» feront le tour des établissements scolaires pour prôner l’abstinence sexuelle comme moyen de lutte efficace contre les infections sexuellement transmises, les grossesses précoces, les déperditions scolaires, etc.

«Nous avons remarqué que dans notre pays, on ne parle presque plus de la virginité. En tant que chrétien, au vu de ce qui se passe dans nos maternités, où beaucoup de jeunes filles viennent accoucher seules, alors que les auteurs de ces grossesses ont disparu, nous ne pouvons pas rester les mains croisées», a expliqué Samariva Adiahenot.

Dans le but d’informer la jeunesse gabonaise sur cet évènement, une campagne de sensibilisation vient d’être lancée à l’endroit des filles, âgées d’au moins 16 ans. Le collège Bessieux de Libreville a marqué la première étape de cette caravane, lancée le 20 avril dernier.

«La seule façon de remédier à ces grossesses non désirées est de briser le tabou sur la sexualité, qui a cours dans le pays. Je pense que nous devons nous ressaisir et penser à notre avenir. Pour ce qui est de ma part, aujourd’hui, je ne vise qu’un seul objectif : terminer mes études et trouver du travail», a indiqué une candidate.

Auteur : Carlyne Mamboundou