Les VIIIe  Jeux de la Francophonie se sont ouverts ce 21 juillet à Abidjan, de nombreux sportifs et artistes représentent le Gabon à cette manifestation intercontinentale qui court jusqu’au 30 juillet prochain en Côte d’Ivoire. Bruno Ben Moubamba et Nicole Assélé étaient de la partie.

Le Gabon lors de la cérémonie d’ouverture des VIIIe Jeux de la Francophonie, le 21 juillet 2017 à Abidjan. © Gabonreview

 

Événement multidimensionnel du fait de l’importance du public, de la participation de plusieurs dizaines de nationalités, de la présence de personnalités politiques de différents pays, de grandes vedettes de la chanson, des différentes disciplines artistiques y ayant participé, des technologies employées et du féérique tir de feux d’artifice précédé d’un lâcher de ballons, la cérémonie d’ouverture des VIIIe  Jeux de la Francophonie, aura duré deux heures, ce vendredi 21 juillet au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

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Speakeur de l’événement, le Gabonais Charly Tchatche, très en verve et presque en transe, a introduit, Faro, l’éléphanteau mascotte de la manifestation, et présenté les musiciens se produisant à l’occasion. Le jeune homme n’a pas manqué de glisser, de temps en temps, son one-man-show, mélange d’onomatopées, de trémolos et de langue française qui n’a pas manqué d’époustoufler le public du stade Félix Houphouët-Boigny.

Presque invisible – sur les écrans de télévision – durant le défilé des nations, le Gabon est pourtant de la partie. Sa cohorte compte une petite vingtaine de sportifs répartis entre Tennis de table, Athlétisme, Handisports, Judo, Cyclisme, et à peu près le même nombre pour d’autres disciplines en compétition tels que Contes et conteurs, Littérature (Nouvelle), Photographie, Danse de création, Peinture, Création pour le Développement durable et Création numérique en Performance audiovisuelle. Le pays compte également, dans les activités périphériques devant certainement intégrer les Jeux de la Francophonie lors des prochaines éditions, un concouriste en Scrabble.

Rencontré sur le village des jeux, M. Bitéghé, le directeur technique national de la Fédération gabonaise d’athlétisme indique avoir dans sa délégation deux garçons – l’un pour les 100 m, l’autre pour le lancer de poids –  et une fille, inscrite également au lancer de poids. En provenance de France, les deux lanceurs de poids font l’optimisme de l’encadreur «parce qu’ils ont une meilleure préparation». Annoncée par la rumeur, Ruddy Zang Milama, sprinteuse  et “star” incontestée de l’athlétisme gabonais, «n’est pas présente à Abidjan. C’est tout ce que je sais, à son sujet», lâche, laconique, le directeur technique national en athlétisme.

Se refusant de citer des noms, Christian Mboro Mboro, l’entraineur national de Judo indique que son équipe compte «trois ou quatre jokers sur lesquels on peut compter pour des médailles», avant de souligner que le Gabon ne s’inscrit pas du tout dans la philosophie du Baron de Coubertin stipulant que «l’important c’est de participer» : «le judo est une discipline qui a toujours relevé le Gabon. On espère que ça continue ainsi. Bien qu’il soit né au Japon, c’est le même judo qu’on pratique partout dans le monde. C’est plutôt les favoris qui doivent craindre, parce qu’il y a toujours des surprises au judo». Avec Mélanie Engouang, ancienne championne du Gabon, actuellement directrice technique national en judo, Christian Mboro Mboro, encadre 10 compétiteurs à parité égale : cinq filles et cinq garçons.

S’adressant, la veille de l’ouverture des jeux, aux compétiteurs gabonais présents dans le village de ces jeux à Abidjan, Bruno Ben Moumbamba, Vice-Premier ministre, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement, a laissé entendre que «le Premier ministre vous ayant déjà édité ses vœux de réussite à l’occasion de ces jeux de la Francophonie, il m’appartient aujourd’hui de vous souhaiter le meilleur de la part du chef de l’Etat, Son Excellence Ali Bongo Ondimba». Relevant que le «président de la République est un sportif dans l’âme» et qu’il restera en alerte quant aux performances des sportifs et des acteurs culturels gabonais, le ministre a rappelé la sécularité des liens du Gabon avec la langue française et donc l’importance de la Francophonie pour le Gabon, avant d’embrayer sur l’optimisme et la nécessité de «croire au Gabon, en la Francophonie et surtout en l’avenir du pays». En sa compagnie, Nicole Assélé, le ministre de la Jeunesse et des Sports, s’est également adressé à la mission sportive gabonaise. Dans une atmosphère plutôt bon enfant et conviviale, elle a littéralement coaché les représentants du Gabon, s’adressant tour à tour à chaque discipline sportive, mais aussi aux danseurs, conteurs, écrivains et photographes gabonais en compétition.

L’optimisme était en tout cas le dénominateur commun auprès de tous les festivaliers gabonais rencontrés, surtout du côté des arts de la rue, de la danse de création et du conte, deux disciplines dont les ténors ne doutent pas un seul instant de ramener les médailles d’or. Ce, dans un contexte où 48 pays, avec plus de 3 500 sportifs et artistes, prennent part aux compétitions sous le regard de 200 000 spectateurs et plus de 50 millions de téléspectateurs attendus à travers le monde.