Dans la perspective des futures recherches de financements permettant de relancer l’économie du Gabon, des experts du secteur de la finance ont été formés du 4 et 5 décembre sur les métiers et les opportunités offertes par la finance islamique.

Pour le président de l’Igafi, Ali Akbar Onanga y’Obegué, la finance islamique est approprié à l’économie gabonaise. © D.R.

 

Face à la crise économique qui persiste, la réussite du Plan de relance économique (PRE) initié par le gouvernement passerait-elle aussi par le soutien de la finance islamique ? Il faut croire que oui. A l’Institut gabonais de finance islamique (Igafi), on est convaincu de la nécessité de se tourner vers ce mode de financement plus ou moins avantageux par rapport à d’autres partenaires financiers internationaux du Gabon.

«La finance islamique est une finance qui repose sur des mécanismes nouveaux par rapport à ce que nous avons l’habitude de connaître, c’est-à-dire la finance conventionnelle. Elle offre de nouveaux outils d’investissement», a expliqué Ali Akbar Onanga y’Obegué à l’occasion de l’ouverture du séminaire de formation sur les métiers et les opportunités de la finance islamique organisé à Libreville, les 4 et 5 décembre au profit des professionnels du secteur.

Si l’Igafi, partenaire du gouvernement dans le développement du marché de la finance islamique, a jugé de la nécessité d’organiser cette formation, c’est parce qu’il croit que la crise économique qui persiste et les besoins de financement des principaux projets du gouvernement l’y contraignent. «Le monde traverse une crise économique importante. Or, la finance islamique offre des possibilités d’investissement, notamment par ce que l’on appelle le Sukuk, qui sont des fonds souverains islamiques et qui permettent un financement beaucoup plus approprié à nos économies», a défendu le président de l’Agafi.

Pour Ali Akbar Onanga y’Obegué, la formation des experts gabonais de la finance entre dans le cadre de la mise en pratique des directives du président de la République, qui a recommandé au gouvernement de rechercher d’autres partenaires en plus de ceux traditionnels, en vue du financement de certains projets. La finance islamique, selon l’Agafi est utilisée par d’autres pays, y compris des puissances telles que la France et l’Angleterre, en plus d’autres pays africains.