Les organisations de la société civile gabonaise ne comptent pas jouer le rôle de spectateur dans la mise en place du plan de relance économique (PRE). Elles étudient les voies et moyens pour se faire représenter au sein du futur comité de suivi de la mise en œuvre de ce programme.

Les OSC négocient leurs places au comité de suivi du PRE. © D.R

Les acteurs des organisations de la société civile, s’activent pour obtenir une meilleure représentativité au sein du futur comité de suivi de la mise en œuvre du plan de relance économique (PRE).

Pour ces acteurs non étatiques gabonais, la transformation structurelle et la diversification de l’économie du Gabon ne peuvent se concrétiser à travers la relance, par des solutions macro-économiques que si le diagnostic est réaliste et non fantaisiste. «Les causes nombreuses relèvent d’une gouvernance politique, sociale, environnementale et économique approximatives et inadéquates», estiment-ils.

Et pour corriger les déséquilibres structurels de l’économie nationale sur une bonne période à travers le vaste programme de la relance de l’économie, les OSC du Gabon suggèrent 27 mesures de portée et de nature nécessaires, adossées à six volets (politique, social, économie, communication, ressources humaines et procédures de mise en œuvre).

Il s’agit entre autres : de redimensionner l’architecture du gouvernement et des institutions constitutionnelles du Gabon (nombre de ministres, suppression du Sénat, reconfiguration du Conseil national de la démocratie, reconfiguration du Conseil économique et social) ; maintenir tous les salaires des agents de l’Etat ; évaluer objectivement l’impact auprès de la population (consommateur) des mesures de lutte contre la vie chère prises par le gouvernement.

Ils recommandent également d’instituer un dialogue franc, de périodicité semestrielle, où toutes les questions seront abordées sans tabou entre le gouvernement et la société civile ; rationaliser les subventions destinées à soutenir les produits subventionnés (équité), afin de favoriser une appropriation du tout vers le moins de subventions ; rendre transparent dans la loi des finances rectificative 2017 ou dans celle de 2018 tous les droits de trafic aérien du Gabon.

Les OSC suggèrent également de suspendre tous les nouveaux recrutements d’agents publics, notamment aux douanes, impôts, défense et sécurité afin de normaliser les équilibres éthiques.