Cinq mois après l’inauguration officielle, le New Owendo International Port (NOIP) a fière allure, bien qu’achevé à 95%. Retour sur les grandes composantes de cette infrastructure présentée comme le nouveau terminal de référence en Afrique.

Vue des bureaux de la NOIP, le 16 janvier 2018 à Owendo. © Gabonreview

 

Quelques plans du port. Et, Dany Menga face à la presse. © Gabonreview

Située à 18 km au sud Libreville, le New Owendo International Port (NOIP) est opérationnel depuis juin. Grâce à cet outil présenté comme le nouveau terminal de référence en Afrique, les responsables du NOIP espèrent atteindre des objectifs en termes d’emploi, de business et de développement de l’économie gabonaise.

«Avec notre management, nous pensons que nous pouvons atteindre ces objectifs avec le NOIP», a rappelé le directeur général du NOIP, le 16 janvier à Owendo. «Aujourd’hui, nous avons pu atteindre la construction du port dans des délais assez concurrentiels de 18 mois et nous pensons pouvoir faire de même avec nos prochains projets», a-t-il assuré.

Le port est géré par GSEZ Port, en association avec le groupe Bolloré par le biais de la Société des terminaux de conteneurs du Gabon (STCG), détenant déjà la concession du port de conteneurs existant. Il se déploie autour d’un quai de 420 mètres équipé de grues fixes et portiques mobiles, pour deux positions d’amarrage. Un équipement autorisant le traitement de 150 000 containeurs par an pour un temps d’escale réduit.

«Olam a pensé à mettre en place une infrastructure portuaire de dernière génération», a affirmé le responsable commercial de GSEZ Port. «Car nous savons que le développement du port aura certainement un impact dans la sous-région», a ajouté Dany Menga. Concrètement, l’infrastructure est dotée d’un quai principal, un service à quai permettant de travailler sur les navires susceptibles d’accoster pour des besoins techniques.

Il dispose aussi d’un espace de stockage de containers et d’autres espaces dédiés aux conteneurs frigorifiques, aux conteneurs vides, aux marchandises venant en vrac. A cet effet, le port est doté de silos de 5000 m3 de capacité, dont certains pour l’huile de palme. Le NOIP dispose aussi de ponts-bascule pour gérer le flux et le poids des marchandises entrant et sortant, en fonction de leur tonnage notamment.

«Nous disposons également de bureaux mis en place pour les agents de GSEZ et pour abriter le guichet unique, qui est en train d’être finalisé avec les autorités compétentes», a affirmé Dany Menga. Le nouveau port d’Owendo dispose par ailleurs d’une station électrique, d’une zone de stockage, ou encore d’une zone de stockage d’eau en cas d’incendie. A cela s’ajoutent des entrepôts où les agents peuvent échanger des pièces détachées, stocker du matériel, etc. Sans oublier des stations-services qui y sont prévues.

«Le port est achevé à 95%, nous sommes dans les finitions et différents ajustements», a confié Dany Menga. 181 milliards de francs CFA et 2000 ouvriers ont été mobilisés pour la réalisation de cet outil économique, inauguré le 14 octobre 2017.