Les agents de Global Sourcing and Supply ont observé un mouvement d’humeur devant le gouvernorat de l’Ogooué-Maritime à Port-Gentil, le 12 novembre dernier.

Agents de Global Sourcing and Supply en piquet devant le gouvernorat de l’Ogooué-Maritime (Port-Gentil), le 12 novembre 2018. © Gabonreview

 

Du 12 Février au 09 Mars 2018 se sont tenues, dans les locaux de la direction de Global Sourcing And Supply (GSS) Gabon, des négociations entre le liquidateur, les délégués du personnel et la Confédération démocratique des syndicats autonomes, syndicat majoritaire. Les échanges portaient sur les conditions du licenciement économique. Il s’agissait pour les interlocuteurs d’examiner tous les points de réclamation du personnel en vue de s’accorder sur les conditions de bonne séparation dans le cadre du projet de licenciement pour motif économique.

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Seulement dix mois plus tard les employés de GSS licenciés ne sont toujours pas rentrés en possession des documents exigés par la loi, ni de leur droits légaux clairement mentionnés dans le procès-verbal. Au titre de ces droits, il est question, entre autres, de l’indemnité de licenciement, des congés payés, de la prime de fin d’année, de l’allocation familiale de six mois…

Pour se faire entendre, ils ont organisé un mouvement d’humeur, ce lundi 12 novembre 2018, en face du gouvernorat de la province de l’Ogooué-Maritime. Ce, après plusieurs interpellations administratives adressées à la première autorité provinciale, Patrice Ontina. Le représentant du collectif des ex-employés de GSS, Patrice Azizet, explique : «en ce jour, moi et 397 autres employés sommes plus que dans un désarroi total face à Hugues Nganguila du cabinet Fudige. Sur les trois phases de modalités de paiement prises par ce dernier, nous sommes laissés-pour-compte à ce jour puisque rien n’a avancé. Abattus nous le sommes actuellement, avec les enfants en charge qui ne savent pas s’ils vont apprendre, d’autres chassés des maisons, d’autres en instance judiciaires au niveau des tribunaux pour paiement de solde. Il faut rappeler qu’à ce jour trois de nos collègues sont morts par manque de moyen pour se faire soigner. Devant le gouvernorat nous essayons de tirer la sonnette d’alarme afin que celui qui est la première autorité provinciale prenne cette affaire à bras le corps».

Selon le collectif des ex-employés de GSS, Hugues Ngaguila est, jusqu’à ce jour, porté disparu tandis que les bureaux de leur entreprise, en liquidation, ont été délocalisés «vers une destination inconnue». Le mouvement d’humeur a été écourté par la présence des agents des forces de l’ordre. Il promet d’«être bouillant dans les prochaines 72 heures si rien n’est fait», a indiqué le collectif aux agents de force de l’ordre.