Gilbert Hubert Jacques a finalement été reconnu coupable d’injures publiques puis condamné à 30 jours de prison dont 19 de sursis par le tribunal correctionnel qui a vidé son délibéré le 23 novembre dernier.

Le directeur de Necotrans et son collaborateur devant les juges, le 16 novembre 2015 à Port-Gentil. © Gabonreview/Louis Mbourou

Le directeur de Necotrans et son collaborateur devant les juges, le 16 novembre 2015 à Port-Gentil. © Gabonreview/Louis Mbourou

 

La décision ne semble guère satisfaire la partie civile et plusieurs observateurs dans la capitale économique qui la trouve trop clémente et taillée sur mesure. Lors de l’audience correctionnelle de flagrant délit, tenue le 16 novembre dernier, Gilbert Hubert Jacques a reconnu avoir traité ses employés dont le plaignant, John Mombo, de «pingouins». Le plaignant et d’autres employés venus témoigner ont argué que leur directeur est un personnage à l’injure facile qui, au quotidien, ne rate aucune occasion pour rabaisser ses collaborateurs.

L’avocat de la partie civile dans sa plaidoirie n’a pas hésité à traiter le prévenu de «négrier des temps modernes». Lui emboîtant le pas, le procureur de la République a sermonné le prévenu en rappelant les qualités qui devraient caractériser un bon manager. Carole Badiate a aussi salué le courage du plaignant, lequel malgré les pressions et menaces de sa hiérarchies a tenu à ce que justice soit rendue en maintenant sa plainte jusqu’au bout, avant de requérir un mois de prison et 300 000 francs d’amende. Si le tribunal ne s’est pas plié à la demande de l’avocat de la défense de rendre le jugement sur le siège ni aux pressions bien perceptibles sur ce dossier, son verdict semble en revanche souffrir de quelques pesanteurs.

Reconnu coupable d’injures publiques, Gilbert Hubert Jacques a été condamné à 30 jours de prison dont 19 assortis de sursis. Comme par hasard, la durée de la prison ferme couvre le temps que l’indélicat a passé en détention préventive. Conséquence, le tribunal a levé le mandat de dépôt décerné à son encontre le 13 juin dernier. Concernant les intérêts civils, la demande formulée par John Mombo à 40 millions de francs a été ramenée à un million. Une décision que n’a pas appréciée l’avocat de la partie civile qui compte interjeter appel.