L’arrivée d’un nouvel opérateur portuaire à Owendo a entrainé une baisse dans ce secteur d’activités, des prestations d’acconage et de relevage pour les containers pleins à l’import. Un rendement salué par le directeur des ports chez Gabon special economic zone (GSEZ), se réjouissant notamment de l’impact positif sur le panier de la ménagère.

Quai et bites d’amarrage du port de GSEZ d’Owendo. © Gabonreview

 

En ce 14 octobre 2017, jour de son inauguration officielle, le port à cargos d’Owendo truste nécessairement l’attention des consommateurs et opérateurs économiques. L’occasion de remettre au goût du jour la concurrence entre l’outil portuaire développé par Gabon special economic zone (GSEZ) et le port de Bolloré, situé juste à quelques mètres. Une proximité bien perçue cependant chez GSEZ. «Cette cohabitation participe à l’amélioration de l’économie gabonaise», s’est d’ailleurs réjoui le directeur des ports chez GSEZ. «A partir du moment où nous parvenons à faire sauter les verrous autour du port, les volumes à l’import-export devraient sensiblement augmenter», estime Philipe Gery.

Philipe Gery, directeur des ports GSEZ, lors d’une conférence de presse sur le site, en 2017. © Gabonreview

En effet, l’idée du responsable du port à Cargo d’Owendo est de faire en sorte que le port ne soit plus un frein au développement de l’économie nationale. «Et c’est toujours bien d’avoir de la compétition, car cela tire l’efficacité vers le haut et les prix vers le bas. Avant, importateurs et exportateurs se plaignaient de la cherté des tarifs au niveau du port, les retards de livraison, etc. La compétition va permettre d’assainir un peu plus la situation», laisse-t-il entendre.

En effet, l’arrivée de GSEZ Port à Owendo a occasionné une baisse de 20 à 40% du coût des prestations d’acconage et de relevage pour les containers pleins à l’import au port d’Owendo, propriété de Bolloré. Soit -40% sur les frais d’importation des produits de première nécessité, -40% sur les containers frigorifique et -20% sur les autres catégories.

Une situation saluée par le concurrent direct. «C’est très bien car cela prouve à suffisance était faisable», se réjoui Philipe Gery. Bolloré ne pouvait donc rester en marge des tarifs pratiqués par le nouveau de GSEZ. «A notre niveau, nous avons baissé les prix dès le départ. Ce que nous avons fait, c’est que nous sommes passés d’une tarification à la tonne à une tarification à la boite, peu importe son contenu», a révélé le directeur des ports chez GSEZ.

Concrètement, avant l’arrivée du nouvel opérateur, 20 tonnes de pneu, par exemple, n’avaient pas le même tarif que 20 tonnes de chaises. «Ce qui n’était pas normal», regrette Philipe Gery. «Après, nous avons aussi mis en place des tarifs préférentiels au niveau des produits des première nécessité», a-t-il ajouté.

Le responsable du port n’a par ailleurs pas manqué de se projeter vers le futur. «Nous avons les yeux tournés vers notre futur trafic, ou encore vers ce que nous pourrions développer pour améliorer l’outil d’import-export du Gabon. Plus on modernise et plus nous sommes efficaces, et moins ça coûte cher pour le consommateur final», estime Philipe Gery.

Selon les responsables de GSEZ, l’idée c’est aussi de voir quels sont les écueils au niveau de l’économie. En d’autres termes, ce qui coûte cher à l’économie gabonaise au niveau de l’import-export, et voir comment améliorer cela. Soit en rajoutant les infrastructures, soit en rajoutant des équipements. «A partir de ce moment, nous devenons compétitifs par rapport à la concurrence», conclut Philipe Gery.