Le Réseau gabonais pour l’environnement et le développement durable (RGEDD) va lancer une série de cafés verts sur le thème «Responsabilité sociétale des entreprises». Une série d’échanges avec les entreprises dont les activités impliquent la fabrication de produits plastiques, afin de trouver des solutions contre la pollution engendrée par cette matière.

Vue des membres de l’ONG REGDD. © facebook.com/ongrgedd

 

La lutte contre la pollution engendrée par les produits plastiques est au cœur de l’action du Réseau gabonais pour l’environnement et le développement durable (RGEDD). Cette ONG va lancer dès octobre à Libreville, une série de cafés verts sur le thème «Responsabilité sociétale des entreprises».

«Il s’agit des échanges avec les entreprises et les administrations sur l’impact de leurs activités sur l’environnement et le développement social», a expliqué le président du RGEDD. Selon Afane Edou, ces échanges visent à trouver des «solutions à même d’allier l’activité économique et la préservation de l’environnement pour un développement durable».

Concrètement, une fois par mois à partir d’octobre, l’ONG va recevoir aux moins deux entreprises dont les activités impliquent la fabrication de produits plastiques. «Nous allons par exemple recevoir Sobraga et Sigali. Les deux sociétés vont notamment nous édifier sur la quantité mensuelle de production de plastique. Derrière, nous évaluerons le potentiel de pollution. Cette démarche nous permettra d’être au fait de la réalité, dans la perspective de la lutte contre la pollution plastique», a déclaré Afane Edou.

Ce dernier affirme qu’il ne s’agit nullement de faire un procès aux entreprises, «mais voir plutôt ce qu’elles font pour lutter contre la pollution en rapport avec leurs activités». La série de cafés verts démarrera par une «grande conférence globale» sur la responsabilité sociétale des entreprises. Une rencontre à laquelle prendront part l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), la Confédération patronale gabonaise (CPG), le Conseil économique, sociale et environnementale (CESE).

Les ONG environnementales seront également de la partie. «Celles-ci vont notamment présenter les attentes de la société civile vis-à-vis des entreprises par rapport à leurs activités présentant des risques de pollution», a souligné le président du RGEDD. Les données récoltées durant les cafés verts permettront d’organiser un forum sur la mise en place, au Gabon, d’une usine de recyclage de déchets plastiques.