Très utilisé pour l’hygiène ou le maquillage, le coton-tige en plastique apparait également dans le hit-parade des polluants des milieux aquatiques. Depuis le 1er janvier en France, conformément à la loi sur la biodiversité, cet objet en plastique est interdit à la vente.

La forme des bâtonnets est dangereuse, car elle peut provoquer des occlusions intestinales ou perforer leurs organes des animaux qui les avalent. © D.R.

 

Déjà dans le collimateur des médecins depuis de nombreuses années, car accusé de provoquer des traumatismes de l’oreille, le coton-tige en plastique pollue également les océans, rapporte Santé Magazine. En effet, ce bâtonnet utilisé pour se nettoyer les oreilles n’est ni biodégradable ni compostable.

Selon les environnementalistes, une fois la chasse d’eau tirée ce bâtonnet se retrouve dans les stations d’épuration. Comme il flotte, il ne peut être traité efficacement. C’est ainsi qu’on en retrouve par milliers dans les fleuves ou sur les plages.

Comme tout objet en plastique qui se décompose, le coton-tige se transforme en particules, appelées micro-plastiques, qui sont des vecteurs de contaminants en tous genres. «Le plastique se dégrade sous l’effet des rayons UV et libère les contaminants chimiques qu’il contient, comme les produits ignifugeants. Il fixe également les polluants chimiques qui sont déjà dans l’eau», explique la chargée de mission, déchets aquatiques, au sein de l’association Surfrider, Cristina Barreau.

Les cotons-tiges en plastique sont des polluants des milieux aquatiques. © D.R.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les micro-plastiques représentent entre 15 et 31 % des 9,5 millions de tonnes de plastique qui finissent chaque année dans les océans du globe. Les poissons et les oiseaux sont également victimes de cette pollution plastique: «La forme des bâtonnets est dangereuse, car elle peut provoquer des occlusions intestinales ou perforer les organes des animaux qui les avalent», ajoute Cristina Barreau.

Face à leur dangerosité pour les milieux aquatiques, la France vient d’interdire la vente du coton-tige, réclamée de longue date par des associations de protection de la nature. Celle-ci intervient dans le cadre de la loi sur la Biodiversité adoptée le 20 juillet 2016. En décembre 2017, près de 200 pays réunis à Nairobi, au Kenya, ont signé une résolution des Nations unies pour mettre fin à la pollution des océans par le plastique. Une démarche vue par certaines délégations comme une étape vers un traité international. Espérons que le Gabon adoptera cette résolution, pour l’intérêt de ces milieux aquatiques très exposés.