Après la publication le 1er avril dernier par Gabonreview d’un article annonçant une nappe de brut dont on ignorait encore l’origine sur les plages de Port-Gentil, et que les riverains de la zone polluée attribuaient à sa filiale locale, Total Gabon entreprise est montée au créneau, le 8 avril dernier, pour un démenti formel.

Le siège de Total Gabon à Libreville. © Gabonreview

Le siège de Total Gabon à Libreville. © Gabonreview

 

Sur la plage de PG2 et à Fort-de-l’eau, dans le 2e arrondissement de Port-Gentil, une pollution par hydrocarbures a été annoncée. Relayant d’autres médias, Gabonreview avait rapporté les propos des riverains de la zone polluée. Pour ces populations, tout indiquait que la responsabilité de la filiale locale du géant pétrolier Total était engagée. En réaction, la direction de la communication de Total Gabon a tenu à dégager sa responsabilité. «Nous venons apporter un démenti formel, car nous n’avons pas enregistré d’incident sur nos installations offshore de nature à entrainer une pollution du littoral», peut-on lire dans un communiqué qui marque l’étonnement des responsables de cette entreprise.

Selon ses dirigeants, Total est une entreprise citoyenne, cotée en bourse et engagée dans une politique de réduction de l’impact de ses activités sur l’environnement. «Nous reportons tous nos incidents environnementaux», précisent-ils, ajoutant qu’il s’agit d’un devoir accompli en toute transparence chaque fois que cela est nécessaire et surtout que Total Gabon apporte régulièrement ses compétences et services pour la gestion d’incidents environnementaux hors de son périmètre d’activité.

Quoi qu’il en soit, il est de bon aloi que les autorités du pays s’impliquent un peu plus afin d’éviter ces pollutions signalées sur les plages, de manière récurrente, par les populations. Pour sa part, Total Gabon assure avoir «pris le soin de visualiser les images satellites autour de cette période» pour découvrir qu’il n’y a eu aucune pollution dans la zone et sur la période concernées. Mea culpa, le journalisme pas une science exacte et les «sources concordantes», tout comme les «sources dignes de foi», idoines et si prescrites dans l’exercice du métier, peuvent parfois induire en erreur.