Les avancées de la politique étrangère russe dans le monde ont été le centre d’une conférence de presse tenue, le 15 février 2017, à Libreville par l’ambassadeur Dmitry Kourakov.

L’ambassadeur Dmitry Kourakov échangeant avec les journalistes, le 15 février 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

S’adressant à la presse dans le cadre des échanges qu’il organise régulièrement avec les hommes de média, l’ambassadeur Dmitry Kourakov a présenté l’état de la politique extérieur de son pays. Une politique étrangère développée en 2016 dans un contexte international très complexe. Celle-ci « a été marquée par des victoires diplomatiques évidentes, et en même temps confrontée à de nouveaux défis à relever», a déclaré le plénipotentiaire russe.

Dans cette vague de hauts et de bas, l’on note la réduction de la tension dans les relations avec la Turquie, après la crise aiguë de novembre 2015, les positifs résultats des opérations des forces spéciales de la Russie en Syrie, les prémisses de normalisation des relations avec les Etats-Unis, ainsi que le changement d’attitude envers la Russie en Europe.

Toutefois, «l’année 2016 n’a pas apporté de progrès notables dans l’application des accords de Minsk sur l’Ukraine». Dmitry Kourakov précise que le monde entier a été et continue d’être le témoin de persistants combats le long de la ligne de démarcation des forces opposées. Les tentatives de la Russie de reprendre le dialogue constructif avec l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), au moins sur des questions purement techniques ont été sans succès.

Le 30 novembre 2016, le président Vladimir Poutine a approuvé la nouvelle conception de la politique extérieure de la Russie. Celle-ci, a expliqué Dmitry Kourakov «vise à créer un système de relation internationale stable et durable, sur la base des normes universellement reconnues du droit international et des principes d’égalité, de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, afin d’assurer une sécurité durable et égale pour chaque membre de la communauté».

Pour la Russie, l’Organisation des nations unies (Onu) reste l’acteur majeur pour la régulation des relations internationales et la coordination de la politique mondiale au XXIe siècle. Sous ce regard, la fédération de Russie soutient les efforts collectifs visant à renforcer le cadre juridique des relations internationales. Elle condamne les tentatives de certains Etats ou groupes d’Etats, de réviser les normes universellement reconnues du droit international inscrites dans la charte de l’Onu.

De même, soutient l’ambassadeur, la Russie se prononce contre l’interprétation arbitraire, au profit de la conjoncture politique et des intérêts de certains Etats, des normes et des principes clés du droit international, tels que le non-recours à la force ou Avec cette sortie du diplomate russe à Libreville, il est clair que Moscou veut marquer davantage ses positions face au contexte mondial, marqué par l’arrivée d’un nouveau président américain dont les positions controversées commencent à faire des remous dans le monde.