Le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics a été auditionné, jeudi 2 novembre, à l’Assemblée nationale sur le Projet de loi de règlement (PLR) pour la gestion du budget de 2016.

Jean-Fidèle Otandault, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics, a été auditionné cette semaine par les parlementaires. © D.R.

 

Examen réussi pour Jean-Fidèle Otandault, dont c’était la première en tant que membre du gouvernement. Le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics s’est prêté, le 2 novembre, au jeu de questions-réponses avec les membres de la commission des finances et de la comptabilité publique de l’Assemblée nationale. Certains, à l’instar de l’ex-vice-Premier ministre en charge de l’Habitat, Bruno ben Moubamba, ne gardent pas forcément de bons souvenirs de leur passage devant les députés, qui peuvent se révéler pour le moins exigeants sur certains questions.

S’il a souhaité placer sa première audition sous le signe de «l’écoute et l’humilité», comme en témoigne son propos introductif face aux élus, c’est parce que Jean-Fidèle Otandault l’a présentée comme «un échange qui doit permettre d’éclaircir des points d’ombre, s’il en existe». Or, des points d’ombre, il en existe presque toujours s’agissant de la gestion des deniers publics. Et sur le Projet de loi de règlement pour la gestion du budget de 2016, le membre du gouvernement, en technicien du domaine, s’est révélé pédagogue, en expliquant dans un premier temps le contexte dans lequel s’est déroulé l’exécution de la loi de finances de l’année 2016.

«La zone Cemac a été marquée, en 2016, par un ralentissement économique, en rapport avec les effets dépressifs du repli des activités pétrolières sur la demande intérieure et sur le secteur non pétrolier. Ainsi, le taux de croissance s’est situé à 0,2% contre 1,7% en 2015, les secteurs pétrolier et non pétrolier enregistrant respectivement des niveaux de -6,4% et 2,3%», a-t-il présenté aux députés, précisant qu’au Gabon, la croissance est partie de 3,9% en 2015 à 2,1% en 2016.

Au final, «en 2016, les charges globales de l’Etat ont été arrêtées à 2626,01 milliards de francs CFA dans la Loi de finances, soit 2552 milliards de francs en charges budgétaires et 473,8 milliards en charges de trésorerie et de financement. Les réponses budgétaires ont été de 1443,9 milliards», a précisé le ministre d’Etat dans son exposé des motifs.

Seulement, si l’exposé de Jean-Fidèle Otandault a été apprécié par les députés, ces derniers ne se sont pas moins plaints du niveau d’endettement actuel du pays. Ils l’ont jugé élevé, bien que se disant conscients des efforts et des choix à faire face à la difficile situation économique que traverse le Gabon depuis plus de deux ans. Ce à quoi le membre du gouvernement a répondu que le gouvernement, conscient de ce niveau élevé, veille à la soutenabilité de cette dette, avec l’appui des partenaires financiers internationaux du Gabon.

Pour Jean-Fidèle Otandault qui a également été auditionné quelques jours plus tôt par le bureau du Sénat, son premier passage devant le Parlement a été plutôt réussi. D’autres auditions devraient suivre, qui concerne le Projet de loi de finances 2018.