En soutien aux eurodéputés, la délégation conduite par la vice-présidente de l’Union nationale (UN) compte peser de tout son poids pour faire passer un projet de résolution appelant des sanctions contre le régime d’Ali Bongo, le 16 janvier à Strasbourg, à la plénière du Parlement européen.

Paulette Missambo, proche soutien de Jean Ping. © news.alibreville.com

 

A la tête d’une délégation mandatée par le camp Jean Ping, la vice-présidente de l’Union nationale est actuellement en France où elle espère influencer le vote d’une résolution déterminante pour l’aboutissement de «la vérité des urnes» du 27 août 2016.

En effet, après l’échec de Nairobi au Kenya, où des parlementaires européens, porteurs d’un projet de résolution contestant l’élection d’Ali Bongo, avaient essuyé un rejet de la résolution proposée, lors de la 32e session de l’Assemblée parlementaire paritaire des pays d’Afrique, des caraïbes et du pacifique (ACP), tenue du 19 au 21 décembre 2016, une autre tentative est envisagée au cours de la plénière du parlement européen du 16 janvier à Strasbourg.

«Le 16 janvier, les parlementaires européens se réunissent à Strasbourg pour prendre des résolutions qu’ils n’ont pas pu prendre à Nairobi. Nous avons donc décidé de faire une pétition, qui circule, qui est en ligne, que nous avons fait envoyer à Strasbourg. Nous avons également désigné une mission qui est conduite par Paulette Missambo», a confié Jean Ping.

Le challenger principal d’Ali Bongo à la dernière présidentielle qui continue de «réclamer sa victoire» à l’élection présidentielle a également annoncé l’implication de Séraphin Moundounga, ancien ministre d’Ali Bongo, ainsi que celle de la diaspora gabonaise particulièrement active dans la contestation des résultats de l’élection du 27 août dernier.

Au sortir de la rencontre de Nairobi, les eurodéputés manifestement déterminés n’en démordent pas. Ce cas sur la transgression des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit (article 135 du règlement) sera en débat le 19 janvier prochain. Pour eux, il n’y a pas de doutes : le processus électoral gabonais est «non transparent» avec des résultats «douteux».

«J’ai toujours dit que la manipulation était claire, qu’Ali Bongo n’est pas un président légitime, et que c’est inacceptable qu’on ne fasse rien. Nous allons demander à l’Union européenne de déclencher l’article 96 de l’accord de Cotonou (…) Si le débat n’arrive à rien, on doit procéder à des sanctions», avait déclaré l’eurodéputé Jo Lenen sur les ondes de Radio France internationale, peu avant la rencontre ACP-UE de Nairobi. Autant dire que les débats seront certainement houleux, le 16 janvier prochain à Strasbourg.

Auteur : Alain Mouanda