L’obligation d’exemplarité du président de la République et de son Premier ministre est obligatoire pour l’adhésion de la population aux mesures d’austérité, estime le secrétaire exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga.

Le secrétaire exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga. © Gabonreview

 

Peut-on gouverner sans donner l’exemple ? C’est la question que pose, une nouvelle fois le secrétaire exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga qui exige des autorités politiques du pays, l’exemplarité dans le cadre des mesures d’austérité annoncées au Conseil des ministres du 21 juin 2018.

Avant de se précipiter de mettre les fonctionnaires sur bon de caisse ou retraiter automatiquement certains agents publics pour cause de longue maladie ; le secrétaire exécutif du BDC souhaite apprécier la célérité du Premier ministre Issoze Ngondet dans la réduction de la taille de son gouvernement.

«De notre point de vue, nous pensons qu’un gouvernement de 18 ministres, 9 secrétaires d’Etat, 1 Premier ministre, en supprimant les ministres délégués, serait à même de conduire efficacement les affaires de l’Etat. Dans la même veine, les secrétaires d’État pourront se contenter d’un chef de cabinet et non d’un directeur de cabinet», indique Guy Christian Mavioga.

Ce souhait d’exemplarité n’est pas seulement demandé au chef du gouvernement. Pour l’ancien porte-parole de la majorité républicaine et social pour l’émergence, il revient au président de la République de montrer la voie dans le cadre de la réduction du train de vie de l’État. Pour Guy Christian Mavioga, Ali Bongo Ondimba peut mieux faire que la réduction des membres de son cabinet. «Ali Bongo doit renoncer à son salaire pendant trois ans pour soutenir au mieux les mesures du 21 juin dernier. Dès lors que l’État le prend déjà en charge sur tous les plans», estime-t-il.