Invité le 9 juillet sur le plateau de la télévision Africa 24, Ange Kevin Nzigou a battu en brèche les mesures d’austérité annoncées par le gouvernement. Pour le secrétaire exécutif du Parti pour le changement, ces mesures ne seront prises que pour «améliorer la vie d’Ali Bongo et ses amis».

Anges Kevin Nzigou, secrétaire exécutif de PLC. Gabonreview/capture d’écran A24

 

Le secrétaire exécutif du Parti pour le changement n’a pas ménagé ses mots pour dénoncer les mesures d’austérité prises par le gouvernement, lors de son passage à la télévision Africa 24, le 9 Juillet.

Pour Ange Kevin Nzigou, cette cure d’austérité est la parfaite illustration du «mépris d’Ali Bongo pour le peuple Gabonais», car ces mesures «visent à améliorer la vie d’Ali Bongo et de ses amis».

Si le gouvernement annonce, à travers ces mesures, faire une économie 140 milliards de francs CFA qui seront redistribués au peuple gabonais, Ange Kevin Nzigou n’y croit pas. «Si la distribution des richesses aux Gabonais était de mise, nous le saurions et nous ne serions pas dans l’opposition », a-t-il déclaré avant de poursuivre :

«140 milliards de francs CFA c’est l’argent qu’il faut retrouver (…) La crise actuelle est une crise liée à l’incapacité du gouvernement actuelle de mobiliser les ressources (…), s’ils ont été incapables de mobiliser les ressources en 9 ans, ce n’est pas en quelque mois qu’ils vont pouvoir le faire».

La crise actuelle doit être réglée à la racine, affirme le secrétaire exécutif du Parti pour le changement. «Vous avez une crise politique qui influence l’économie. Quand vous vous permettez de tricher à l’élection, vous assassinez les gens pour vous installer au pouvoir ; vous ne pouvez pas avoir les ressources mobilisées si le politique ne donne pas confiance». À partir de cet instant, estime Ange Kevin Nzigou, il est impossible pour le gouvernement de mobiliser les ressources car, «nous avons à la tête du pays des gens qui ont démontré leur incapacité (…) Ils ont eu beaucoup d’argent et ce qu’ils ont fait, c’est d’organiser les courses des motos et de séances de dance», a-t-il conclu.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga