S’il avait été parmi les principaux contempteurs d’Ali Bongo, rendu, mercredi 18 octobre, sur la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, le vice-président de la République a reconnu s’être trompé sur l’importance du projet sur l’économie gabonaise.

Pierre-Claver Maganga Moussavou, à la Zerp de Nkok, le 18 octobre 2017. © AAN-Zerp

 

«Je me suis trompé». La phrase pourrait être attribuée à Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui s’est rendu pour la première fois depuis sa nomination sur la Zerp de Nkok. Un des principaux projets économiques du premier septennat d’Ali Bongo, initié dans le cadre de la diversification de l’économie. Ce projet lancé en 2010, l’actuel vice-président de la République n’y croyait pas beaucoup. Il n’avait d’ailleurs jamais manqué l’occasion de le dénigrer à l’occasion de ses différentes sorties politiques. Passé du côté du pouvoir, l’opposant s’est tout simplement déjugé, le 18 octobre, lors de son arrivée sur les lieux. «J’avoue, j’étais dubitatif», a-t-il reconnu.

«Moi qui ne passe pas la brosse à reluire à qui que ce soit, j’en ressors satisfait et je dis bravo au chef de l’Etat pour cette idée lumineuse qu’il a eue», s’est exprimé le VPR au terme de sa visite.

Si Pierre-Claver Maganga Moussavou ne s’est visiblement pas senti gêné par son revirement, c’est parce qu’il avait mal évalué l’importance de ce projet que lui et ses anciens compagnons de l’opposition avaient tôt classé parmi les «jouets» et les «rêveries» du président de la République. C’est, en tout cas, ce qu’il a tenté d’expliquer.

Pour le VPR, Ali Bongo «a eu tort d’avoir raison trop tôt», aussi bien pour le projet de Nkok initié avec Olam que pour le nouveau port d’Owendo promu par la même entreprise Singapourienne. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour reconnaître le bien-fondé des certaines initiatives. L’opposant reconnaitra-t-il peut-être également l’importance de la marina, dont il a souvent dit peu de bien, voire pas du tout.