Insatisfaits de la position de leur direction générale, dans le cadre des négociations en cours, les employés du groupe pétrolier entendent lancer leur mouvement de grève illimitée à l’issue de leur préavis de grève.

© cdn.guardian.ng

 

A l’issue de son assemblée générale tenue le 21 décembre dernier à Libreville, Port-Gentil, Rabi, Koula, Toucan et Gamba, le comité de négociations des employés de Shell Gabon a annoncé une grève générale illimitée sur l’ensemble des sites de l’opérateur pétrolier. Une démarche qui sera effective au plus tard dans une semaine, «à compter de la date de dépôt du préavis de grève», a annoncé le comité.

L’assemblée générale avait pour objectif principal la présentation des journées de négociations entre les représentants des employés et Shell ; la présentation de la position de Shell quant à leur définition d’une période optimale des négociations pour obtenir une meilleure offre des attentes des employés. Il s’agissait également de proposer un plan d’action immédiat.

Après la présentation de l’historique et du contenu des journées de négociations tenues les 9, 16 et 19 derniers, l’assemblée générale a rejeté les propositions de la direction générale, les qualifiant de «dérisoires». «Elles ne correspondent ni à nos attentes, ni à l’image des principes du groupe Shell après plus de 50 ans de présence sans discontinuité au Gabon», ont unanimement reconnu les employés du groupe pétrolier.

Pis, il a été communiqué aux employés la position de Shell quant à la suspension des négociations et à la reprise de celles-ci, conditionnées par la signature effective de l’accord de partenariat stratégique, prévue pour mi-janvier 2017. Pour Shell, ce n’est qu’à cette période qu’on pourrait arriver à un accord. Une position jugée «inacceptable» par les employés, assimilant celle-ci à un «manque de considération» à leur endroit.

D’où le mouvement d’humeur annoncé par le comité de négociation des employés de Shell Gabon. Une grève qui n’est certainement pas pour ramener la sérénité au sein de la compagnie secouée par l’annonce de la vente de ses actifs onshore (champs pétroliers de terre).