La revalorisation du prix du baril de pétrole découle de la production limitée des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le prix du baril de pétrole a atteint les 70 dollars. © D.R.

 

En baisse constante depuis 2014, le baril de Brent enregistre une embellie depuis le 11 janvier dernier. Sa valeur a atteint la barre symbolique des 70 dollars, son meilleur niveau depuis la crise. Un enchantement pour les marchés pétroliers qui voient l’équilibre entre l’offre et la demande se rétablir progressivement.

Il s’agit d’un accroissement qu’on doit à la production limitée des pays membres de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de la Russie initiée depuis 2016. Concrètement, la hausse des cours renchérit les exportateurs nets de pétrole et creuse les déficits des pays importateurs nets de brut. Peut-être la fin de l’ère du pétrole bon marché.

Le Gabon, 5e pays producteur de pétrole en Afrique devrait connaître une embellie de sa croissance. L’augmentation continue des prix à la pompe devrait s’estomper et probablement prendre la courbe inverse. L’économie du pays fortement dépendante des ressources pétrolières va s’oxygéner et contribuer à réduire le déficit cumulé du pays.

En dépit de la fluctuation du marché, certains spécialistes n’excluent pas une embellie continue du prix du cours. Comme l’a signifié Damien Courvalin, stratégiste matières premières et responsable de la recherche sur les marchés de l’énergie chez Goldman Sachs.

«Le scénario d’un baril à 75 dollars en 2018 ne peut être exclu brièvement si la demande mondiale de pétrole continue de surprendre à la hausse, par exemple si la croissance économique continue de dépasser des attentes déjà optimistes. Mais nous ne resterons pas à ces niveaux sur une période longue puisque Goldman Sachs argue que le coût marginal est de 55 dollars, et que les producteurs répondront à un signal de prix supérieur», a-t-il confié au journal Les Echos.

Auteur : Alain Mouanda