Faute d’une réponse du Premier ministre suite au préavis de grève déposé le 3 décembre par l’Organisation nationale des employés du secteur pétrole (Onep), le syndicat pourrait entrer en grève ce mardi 11 décembre.

L’Onep compte déclencher un mouvement de grève de 3 jours dès ce mardi 11 décembre à 6 heures. © D.R.

 

Le pays sera-t-il paralysé dès demain  par une grève de l’Organisation nationale des employés du secteur pétrole (Onep) ? Tout laisse penser que c’est l’option choisie par le gouvernement. Le Premier ministre n’a pas donné suite au préavis de grève de l’Onep, déposé à son  cabinet le 3 décembre.

«Le préavis de grève déposé par l’Onep à la haute attention de monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement expire ce lundi 10 décembre 2018 à 23h59. Jusqu’à cet instant, aucune discussion n’a encore été ouverte par l’administration. Le gouvernement ne nous laisse donc pas un autre choix que le déclenchement de la grève générale demain mardi à 6heures pour une durée de trois jours, comme indiqué dans le préavis», a indiqué dans une note adressée le 10 décembre, aux travailleurs du secteur pétrolier et activités connexes, le secrétaire général de l’Onep, Alain Mouguengui Oyembo.

Le syndicat s’attend donc à ce que tous les employés suivent le mouvement dès ce mardi à 6h. Pendant trois jours, toutes les installations (sites et bases) des entreprises du secteur pétrolier et activités connexes devraient donc être au point mort. «La grève pourrait être lancée demain à 6heures via un courrier du Bureau national. Restons unis, mobilisés et disciplinés», a-t-il signifié, rappelant qu’à Libreville et Port-Gentil, les piquets de grève se feront aux sièges de Total tandis que sur les autres sites, «les piquets de grève sont tenus aux endroits habituels».

Cependant, l’Onep dit être disposée pour une négociation du service minimum, sur convocation de l’inspecteur spécial du travail chargé du secteur pétrolier pour désigner les postes et les noms des employés retenus pour ce faire.

Auteur : Alix-Ida Mussavu